Le cannabis à des fins médicales a changé ma vie

J’ai survécu au cancer du sein. Toutefois, après ma mastectomie, ma vie allait être changée à jamais; puisque j’ai développé un syndrome douloureux régional complexe –

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« La douleur que je ressens dans mon bras ressemble à une armée de fourmis qui mordent. J’ai constamment l’impression d’avoir un couteau planté dans mon aisselle.

Si j’essaie d’écrire plus de quelques minutes, mon bras se ramollit. »

J’ai donc demandé l’aide de mon médecin. Celle-ci m’avait prescrit des opioïdes puissants qui provoquaient des crises épileptiques chez moi. Je lui ai donc demandé ce qu’elle pensait du cannabis, mais elle m’avait répondu ne pas être suffisamment à l’aise pour m’en prescrire; nous avons donc continué le traitement aux opioïdes. Or, ce qui me dérangeait, c’était la facilité avec laquelle j’avais accès à des opioïdes, des substances pouvant provoquer une surdose mortelle.

En faisant des recherches, j’ai trouvé un médecin qui a bien voulu me diriger vers Santé Cannabis. Là-bas, les médecins et les éducateurs m’ont aidée à déterminer le bon produit et la bonne posologie. Le cannabis m’a permis de retourner à l’école. En effet, je suis en train de faire des études de droit : je suis capable d’étudier pendant de longues heures, tout en gérant ma douleur et en gardant un esprit lucide prêt à relever des défis. La douleur sera toujours présente, mais grâce au cannabis, elle ne pourra pas définir ma vie.

La société doit changer sa perception sur le cannabis

Le cannabis me fait beaucoup de bien, mais la substance apporte son lot de préjugés. Certaines personnes de mon entourage me croient toxicomane. Il faut changer la perception qu’ont les gens du cannabis :j’ai des objectifs, je veux donner en retour, je suis une fière partisane de la substance, et c’est grâce à elle que je suis capable de prendre ma vie en main, en ayant l’esprit lucide et en ayant moins de douleurs. Je ne consomme pas du cannabis pour avoir un « high » ou pour m’évader de la réalité; au contraire, j’en consomme pour vivre de manière lucide, travailler dur pour terminer mes études, rester en contact avec les personnes qui me sont chères, et défendre les intérêts des patients qui sont dans la même situation que moi.

L’abordabilité est un problème majeur pour moi et bien d’autres patients que je connais. Je suis étudiante : je débourse 500 $ par mois de ma poche pour pouvoir vivre ma vie et faire ce que je veux. J’ai besoin d’une assurance qui couvre mes ordonnances, comme s’il s’agissait d’un médicament comme les autres.

Je veux un système qui fonctionne. C’est crucial. Le cannabis à des fins médicales peut changer des vies.

Daphnée Elisma