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	<title>Non classifié(e) &#8211; Santé Cannabis</title>
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	<title>Non classifié(e) &#8211; Santé Cannabis</title>
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	<item>
		<title>L&#039;accès au cannabis médical en 2023 : la révision de la loi sur le cannabis</title>
		<link>https://www.santecannabis.ca/lacces-au-cannabis-medical-en-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laura Burkowsky]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 21:31:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
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					<description><![CDATA[Voilà déjà cinq ans que le cannabis à des fins récréatives a été légalisé au Canada . La loi sur le cannabis a été promulguée&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà déjà cinq ans que le cannabis à des fins récréatives a été légalisé au Canada . La loi sur le cannabis a été promulguée en 2018 et régit également la manière dont les Canadien·ne·s peuvent avoir accès au cannabis à des fins médicales.</p>
<p>Dans le cadre de cette étape historique le gouvernement fédéral s&rsquo;est engagé à procéder à un examen de la Loi sur le cannabis dans un délai de cinq ans. Cela devait inclure un examen du cadre du cannabis médical au Canada.</p>
<p>Il est important de préciser qu&rsquo;au Canada, le cannabis médical n&rsquo;est accessible que par le biais d&rsquo;un programme fédéral dans le cadre duquel les patient·e·s autorisé·e·s peuvent acheter des produits auprès d&rsquo;entreprises titulaires d&rsquo;une licence fédérale, sous réserve de certaines conditions. Le cannabis médical n&rsquo;est pas disponible dans les pharmacies et doit être expédié par courrier au domicile des patient·e·s.</p>
<p>Lorsque le cannabis a été légalisé pour un usage non médical ou « récréatif » en 2018, des magasins agréés ont vu le jour dans tout le Canada. Le nombre de ces magasins s&rsquo;élève aujourd&rsquo;hui à plus de 3 800, ce qui représente un taux de croissance très important en l&rsquo;espace de cinq ans.</p>
<p>En revanche, la mise en œuvre de la loi sur le cannabis n&rsquo;a apporté aucun changement significatif en matière d&rsquo;accès au cannabis médical. Le système de vente par courrier, en place depuis 2013, reste la seule option pour les patient·e·s et les proches aidant·e·s d&rsquo;accéder à des produits de cannabis réglementés à des fins médicales.</p>
<p>Bien que les adultes canadiens puissent choisir d&rsquo;acheter du cannabis dans des magasins récréatifs et d&rsquo;utiliser ces produits à des fins thérapeutiques, ces produits ne sont pas éligibles à la couverture d&rsquo;assurance, ni au crédit d&rsquo;impôt pour frais médicaux.</p>
<p>La complexité de ce seul aspect de l&rsquo;accès au cannabis médical démontre les obstacles auxquels sont confrontés les patient·e·s canadien·ne·s aujourd&rsquo;hui.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>LE BESOIN DE RECHERCHE SUR LES EXPÉRIENCES DES PATIENTS ET PATIENTES</h2>
<p>Pour contribuer à l’examen de la Loi sur le cannabis, et pour s&rsquo;assurer que les besoins des Canadien·ne·s qui ont accès au cannabis médical ou qui pourraient en bénéficier sont bien compris, notre équipe de recherche a joint ses forces à celles de collaborateurs pour mettre au point une étude à l&rsquo;échelle nationale, l&rsquo;enquête sur l&rsquo;accès au cannabis médical (MCAS). L&rsquo;étude a été lancée en mars 2022 afin de permettre aux Canadien·ne·s ayant une expérience vécue de l&rsquo;accès au cannabis médical de partager leurs expériences, leurs défis et leurs suggestions concernant les améliorations futures du cadre du cannabis médical au Canada.</p>
<p>Les participant·e·s éligibles étaient les résident·e·s canadien·ne·s âgés de 16 ans et plus, qui prenaient ou avaient pris du cannabis à des fins médicales ou qui envisageaient de le faire. L&rsquo;enquête comprenait des questions sur leur prise actuelle de cannabis médical, le but et les raisons de la prise de cannabis médical, leurs expériences en matière d&rsquo;autorisation et d&rsquo;accès, la couverture d&rsquo;assurance et les coûts associés au cannabis médical, ainsi que les changements vécus depuis la légalisation du cannabis à des fins non médicales en 2018.</p>
<p>Au total, 5 744 participant·e·s de partout au Canada (62% de femmes ) ont répondu à l&rsquo;enquête, ce qui en fait l&rsquo;une des plus importantes jamais réalisées du point de vue des Canadien·ne·s ayant accès au cannabis à des fins médicales.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9722 size-full" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Map_body_photos_EN-2023-11-17.jpg" alt="" width="1000" height="500" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Map_body_photos_EN-2023-11-17.jpg 1000w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Map_body_photos_EN-2023-11-17-300x150.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Map_body_photos_EN-2023-11-17-768x384.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Map_body_photos_EN-2023-11-17-479x240.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Map_body_photos_EN-2023-11-17-767x384.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Map_body_photos_EN-2023-11-17-570x285.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Map_body_photos_EN-2023-11-17-600x300.jpg 600w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>Dans l&rsquo;ensemble, 5 433 participant·e·s (95 %) ont déclaré prendre actuellement du cannabis médical et 54 % de ces personnes détenaient une autorisation médicale en cours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Utilisation du cannabis médical</h2>
<p>La plupart des participant·e·s avaient une longue histoire de prise de cannabis médical et ont déclaré en prendre tous les jours pour des problèmes de santé tels que la douleur chronique, l&rsquo;anxiété et les problèmes de sommeil.</p>
<p>Avec le marché grandissant de cannabis médical et de cannabis non médical, les répondant·e·s qui prennent régulièrement du cannabis médical ont déclaré utiliser une variété de produits à base de cannabis, les fleurs séchées et l’huile étant les plus fréquemment rapportées.</p>
<p>En outre, les participant·e·s ayant une autorisation médicale étaient plus susceptibles de prendre des huiles et capsules comparativement aux personnes sans autorisation médicale (68% vs 44% et 35% vs 21% respectivement). Cette observation souligne l’importance potentielle de l’autorisation médicale dans l’éducation et l’orientation des personnes vers des produits alternatifs et complémentaires à base de cannabis médical.</p>
<p>Il était difficile pour la plupart des individus d’estimer la quantité de produit de cannabis médical qu’ils ou elles prenaient en moyenne chaque jour, y compris la quantité de tétrahydrocannabinol (THC) et de cannabidiol (CBD).</p>
<p>Cette incertitude entourant le dosage et les niveaux de THC et de CBD soulève de nombreuses préoccupations du point de la sécurité et de la réduction des risques. De plus, il est possible que de nombreuses personnes ne prennent pas la dose optimale correspondant à leurs besoins individuels et ces personnes ne profitent pas des bénéfices potentiels.</p>
<p>La compréhension de l’efficacité et des effets secondaires du cannabis médical en l’absence d’informations sur le dosage entraîne des défis pour les praticien·ne·s de la santé. Ainsi, ces practicien·ne·s de la santé qui tentent de s’impliquer auprès des personnes pour une prise de décision commune en matière de traitement font face à des défis considérables . De plus, documenter l’efficacité de diverses doses de cannabis médical et les niveaux de THC et de CBD en fonction des problèmes de santé fournit des données cliniques probantes pour les praticien·ne·s de la santé travaillant dans un domaine aussi niché que celui du cannabis médical en plus de servir de point de départ pour des futures recherches cliniques. Dans le contexte de réduction des risques, le manque d’information sur le dosage et le niveau de THC et de CBD empêche les praticien·ne·s de comprendre les seuils auxquels des effets secondaires graves peuvent survenir chez certaines personnes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>CHANGEMENTS DEPUIS LA LÉGALISATION</h2>
<p>Sans surprise, compte tenu de la prolifération des magasins de cannabis, le changement le plus important dans le domaine du cannabis médical depuis la légalisation du cannabis à des fins non médicales a été l’endroit où les individus se sont procuré leurs produits de cannabis médical. Les points de vente réglementés tels que les magasins récréatifs, les vendeurs autorisés et la production à domicile ont gagné en popularité comparativement aux sources non réglementées telles que les revendeurs et la famille ou les ami·e·s.</p>
<p>Plus de la moitié des personnes avec une autorisation médicale ont indiqué accéder au cannabis médical dans un magasin récréatif légal, où il est interdit de fournir des conseils médicaux sur le cannabis.</p>
<p>Encore plus frappant, plus de 20 % des personnes consommant du cannabis médical avant 2018 ont pris la décision de ne plus y accéder par l’intermédiaire du programme d’accès au cannabis médical, ce qui met en évidence les obstacles perçus et vécus.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-9720 size-full" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Changes_Sourcing_body_photos_FR-2023-11-17.jpg" alt="" width="1000" height="500" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Changes_Sourcing_body_photos_FR-2023-11-17.jpg 1000w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Changes_Sourcing_body_photos_FR-2023-11-17-300x150.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Changes_Sourcing_body_photos_FR-2023-11-17-768x384.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Changes_Sourcing_body_photos_FR-2023-11-17-479x240.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Changes_Sourcing_body_photos_FR-2023-11-17-767x384.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Changes_Sourcing_body_photos_FR-2023-11-17-570x285.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Changes_Sourcing_body_photos_FR-2023-11-17-600x300.jpg 600w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>La légalisation a également entraîné un changement perçu dans les attitudes à l’égard du cannabis médical, les répondant·e·s déclarant se sentir un peu plus à l’aise pour discuter et suggérer le cannabis médical à d’autres personnes, à l’exception de leurs employeur·euse·s. Étant donné les signalements continus de discrimination subie par les travailleu·r·se·s qui prennent du cannabis médical, les politiques restrictives des lieux de travail et des ressources humaines en matière de cannabis médical, et la campagne d’éducation publique continue qui met l’accent sur les méfaits du cannabis, cette hésitation à divulguer la consommation de cannabis à des employeur·euses est compréhensible.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>MAINTIEN DU PROGRAMME DE CANNABIS MÉDICAL AU CANADA</h2>
<p>Malgré tous les défis qu’affrontent les participant·e·s en matière d’accès au système de cannabis médical et le recours au marché récréatif pour se procurer du cannabis médical, près de 57 % des personnes ayant une autorisation médicale ont convenu qu&rsquo;il était nécessaire de conserver le programme de cannabis médical comme distinct du marché du cannabis récréatif. Les politiques exclusives au cadre du cannabis médical qui étaient les plus pertinentes pour ces personnes comprenaient la possibilité de déclarer le cannabis médical sur les formulaires fiscaux fédéraux (47 %), de recevoir des prix de compassion (36 %) et des limites de possession (29 %).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-9726 size-full" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Medical_Authorization_body_photos_FR-2023-11-17.jpg" alt="" width="1000" height="500" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Medical_Authorization_body_photos_FR-2023-11-17.jpg 1000w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Medical_Authorization_body_photos_FR-2023-11-17-300x150.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Medical_Authorization_body_photos_FR-2023-11-17-768x384.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Medical_Authorization_body_photos_FR-2023-11-17-479x240.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Medical_Authorization_body_photos_FR-2023-11-17-767x384.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Medical_Authorization_body_photos_FR-2023-11-17-570x285.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2023/11/Blog_MCAS_Medical_Authorization_body_photos_FR-2023-11-17-600x300.jpg 600w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les participant·e·s ont suggéré de nombreuses améliorations qui pourraient être apportées au programme de cannabis médical au Canada, y compris :</p>
<ul>
<li>la réduction des coûts en éliminant les taxes applicables,</li>
<li>l’introduction de l’accès par l’entremise des pharmacies communautaires,</li>
<li>les protections pour l&rsquo;utilisation dans les espaces publics et privés,</li>
<li>l’examen des limites de THC pour les produits comestibles à usage thérapeutique, et</li>
<li>une plus grande attention portée à la recherche et l&rsquo;éducation en matière de cannabis médical.</li>
</ul>
<p>Les conclusions de cette étude mettent en lumière le paysage complexe du cannabis médical, les difficultés d’accès et les besoins non satisfaits au sein de la communauté des patient·e·s, soutenant l’importance de mettre les patient·e·s au cœur des consultations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>PROCHAINES ÉTAPES</h2>
<p>L’examen de la loi sur le cannabis est toujours en cours, les parties prenantes peuvent contacter Santé Canada et le panel d’experts à legreview-examenleg@hc-sc.gc.ca pour donner leurs commentaires sur ce qu’elles aimeraient voir changer.</p>
<p>Nous tenons de nouveau à remercier les participant·e·s qui ont pris le temps de partager leur expérience et participer à cette recherche ainsi que les groupes de défense des patient·e·s qui ont fait circuler l’étude.</p>
<p>Le rapport complet est disponible <a href="https://www.medicalcannabissurvey.ca/rapport">ici</a>.</p>
<p>Comment citer le rapport : Balneaves, L.G., Brown, A., Green, M., et al. (2023). Medical cannabis access and experiences in Canada. Retrieved from: medicalcannabissurvey.ca.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Nous sommes toujours heureux et heureuses de vous entendre</h2>
<p>Est-ce que les résultats de cette étude concordent avec votre expérience ? Envoyez-nous un courriel pour nous faire part de vos impressions.</p>
<p><a class="btn btn-default" href="mailto:etude@santecannabis.ca">Contactez-nous</a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les femmes et la recherche - briser les préjugés</title>
		<link>https://www.santecannabis.ca/les-femmes-et-la-recherche-briser-les-prejuges/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laura Burkowsky]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Mar 2022 17:24:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
		<category><![CDATA[données relatives au sexe]]></category>
		<category><![CDATA[drug effects on women]]></category>
		<category><![CDATA[les effets des médicaments sur les femmes]]></category>
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		<category><![CDATA[santé des femmes]]></category>
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		<category><![CDATA[Women's health]]></category>
		<category><![CDATA[Women’s health]]></category>
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					<description><![CDATA[Notez que ce texte est écrit du point de vue d&#8217;une femme cisgenre, qui apprend à être plus attentive et plus inclusive des divers genres&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span data-contrast="none">Notez que ce texte est écrit du point de vue d&rsquo;une femme cisgenre, qui apprend à être plus attentive et plus inclusive des divers genres au-delà de masculin et féminin.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Y a-t-il meilleure occasion pour écrire sur les femmes, la recherche et les préjugés que la Journée internationale des droits des femmes et le Mois de l&rsquo;histoire des femmes? Je suis une femme qui travaille dans le domaine des STIM (sciences, technologies, ingénierie et médecine), et j&rsquo;ai une confession à faire : au cours de mes études en sciences, je croyais que la recherche actuelle était réalisée avec équité pour les problèmes de santé masculins et féminins, que toutes les directives médicales tenaient compte des différences liées au sexe, et qu&rsquo;il était évident que les hommes et les femmes ne fonctionnent pas toujours de la même manière au niveau biologique. Eh bien, ce n&rsquo;est pas toujours le cas. Et cette prise de conscience a ébranlé ma confiance dans ce que je croyais savoir.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Fait intéressant : « sur les dix médicaments retirés du marché entre 1997 et 2001, huit présentaient des risques pour la santé plus importants pour les femmes que pour les hommes. » (traduction libre; </span><a href="https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(18)32995-7/fulltext"><span data-contrast="none">Sugimoto et al, 2019</span></a><span data-contrast="none">)</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Si la recherche au 21e siècle s&rsquo;est considérablement améliorée et que la situation relative à la santé des femmes n&rsquo;est pas aussi déplorable que dans les siècles passés, on peut encore s&rsquo;améliorer. Il faut sensibiliser les gens aux préjugés, aux biais de la recherche concernant les femmes (et les gens dont le genre n’est pas masculin); il faut plus de personnes qui se sentent concernées et curieuses de comprendre réellement ce qui est considéré comme des faits sur la base des preuves actuelles. (Notez que c&rsquo;est exactement comme ça que la recherche est censée fonctionner : on tire des conclusions à partir d&rsquo;un ensemble de résultats, jusqu&rsquo;à ce que de nouveaux résultats infirment, confirment ou nuancent les conclusions.)</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Chez Santé Cannabis, un réseau de cliniques qui se consacre à faciliter l&rsquo;accès aux traitements à base de cannabis médical, à l&rsquo;éducation liée au cannabis médical et à fournir des soins globaux aux patients, nous sommes très sensibles aux lacunes dans nos connaissances. Notre domaine de recherche privilégié est, bien sûr, le cannabis médical, mais plus de la moitié de notre patientèle est féminine (techniquement, 64,9 % dont le sexe est féminin, tel qu’assigné à la naissance). Plusieurs problèmes de santé pour lesquels cette patientèle consulte notre clinique affectent les femmes de façon plus marquée. En tant qu&rsquo;équipe propulsée par une majorité de femmes, nous sommes préoccupées par le peu de connaissances que nous avons sur nombre de ces problèmes et sur les différences liées au sexe dans les effets du cannabis.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span class="TextRun MacChromeBold SCXW8660288 BCX0" lang="FR-CA" style="color: #636466;" xml:lang="FR-CA" data-contrast="none">Le manque d&rsquo;analyse des données en fonction du sexe</span><span class="EOP SCXW8660288 BCX0" data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></h2>
<p><span data-contrast="none">Ayant conscience du manque de connaissances sur le cannabis médical, Santé Cannabis mène une étude observationnelle qui recueille des données de patients pour aider à mieux comprendre ce traitement. Cependant, nous avons réalisé récemment que nous négligions un élément crucial de l&rsquo;analyse : l&rsquo;analyse en fonction du sexe. Par le passé, nous rapportions nos résultats en regroupant ceux des hommes et des femmes, ce qui induit un biais important. De plus, le genre des patient·e·s ne faisait pas partie des données collectées, alors que c’est important à la fois pour les soins aux patients et pour la recherche (nous reviendrons sur ce sujet plus loin).</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Alors, le cannabis médical fonctionne-t-il de la même manière pour nos patientes que pour nos patients (en se basant sur le sexe qui leur a été assigné à la naissance) ? On ne peut pas s’avancer avec certitude tant qu&rsquo;on n&rsquo;a pas analysé la question.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Malheureusement, l&rsquo;analyse en fonction du sexe est couramment négligée et sous-déclarée dans la recherche actuelle, (</span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5803639/"><span data-contrast="none">Welsh et al, 2017</span></a><span data-contrast="none">) et les revues scientifiques à haut facteur d&rsquo;impact (comme Sciences, Nature) semblent contribuer au problème : « Les articles présentant des analyses en fonction du sexe sont plus susceptibles de paraître dans des revues à faible impact que ceux qui n&rsquo;en présentent pas, même en contrôlant la spécialité de publication ». (traduction libre; </span><a href="https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(18)32995-7/fulltext"><span data-contrast="none">Sugimoto et al, 2019</span></a><span data-contrast="none">)</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">On ne peut s&#8217;empêcher de se demander pourquoi; est-ce un manque de considération pour la différence biologique entre les sexes, ou est-ce que les gens en recherche évitent d&rsquo;écrire leurs résultats en fonction du sexe parce qu&rsquo;il n’y a pas de différence significative ? Même s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de différence en fonction du sexe, on ne peut pas présumer qu&rsquo;un médicament ou une thérapie fonctionne aussi bien chez les hommes que chez les femmes à moins que ce résultat ne soit publié.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">C’est encourageant que les femmes dans la recherche prennent les choses en main et fassent de meilleures analyses; en effet, les articles publiés avec première ou dernière autrice sont plus susceptibles de rapporter des résultats en fonction du sexe. (</span><a href="https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(18)32995-7/fulltext"><span data-contrast="none">Sugimoto et al, 2019</span></a><span data-contrast="none">) Cet article de synthèse récent (</span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7480724/"><span data-contrast="none">Wright et al, 2020</span></a><span data-contrast="none">) est un excellent exemple avec une section bien documentée discutant des différences entre les sexes concernant l&rsquo;anxiété et les cannabinoïdes.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6442" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Sex_Related_Body-1.jpg" alt="Une docteur parlant avec une patiente" width="1000" height="500" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Sex_Related_Body-1.jpg 1000w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Sex_Related_Body-1-300x150.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Sex_Related_Body-1-768x384.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Sex_Related_Body-1-479x240.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Sex_Related_Body-1-767x384.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Sex_Related_Body-1-570x285.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Sex_Related_Body-1-600x300.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<h2><span class="TextRun MacChromeBold SCXW122545964 BCX0" lang="FR-CA" xml:lang="FR-CA" data-contrast="none"><span class="NormalTextRun SCXW122545964 BCX0" style="color: #636466;">La misogynie dans la recherche</span></span></h2>
<p><span data-contrast="none">Certaines études peuvent-elles être tellement biaisées qu&rsquo;elles sont carrément misogynes ?</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Selon cet article <span class="TextRun SCXW16876623 BCX0" lang="FR-CA" xml:lang="FR-CA" data-contrast="none"><span class="NormalTextRun SCXW16876623 BCX0">(</span></span><a href="https://www.liebertpub.com/doi/full/10.1089/whr.2021.0083"><span class="TextRun Underlined SCXW16876623 BCX0" lang="FR-CA" xml:lang="FR-CA" data-contrast="none"><span class="NormalTextRun SCXW16876623 BCX0" data-ccp-charstyle="Hyperlink">Merone et al, </span></span><span class="TextRun Underlined SCXW16876623 BCX0" lang="FR-CA" xml:lang="FR-CA" data-contrast="none"><span class="NormalTextRun SCXW16876623 BCX0" data-ccp-charstyle="Hyperlink">2022</span></span></a><span class="TextRun SCXW16876623 BCX0" lang="FR-CA" xml:lang="FR-CA" data-contrast="none"><span class="NormalTextRun SCXW16876623 BCX0">)</span></span></span><span data-contrast="none">, la réponse est oui. D&rsquo;après leur définition, une étude est misogyne lorsqu’elle utilise la beauté subjective féminine comme indicateur de santé, mais ne mesure pas la santé ou n&rsquo;a pas d&rsquo;application pratique médicale. </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Pouvez-vous imaginer un article (</span><a href="https://www.fertstert.org/article/S0015-0282(12)02127-9/pdf"><span data-contrast="none">Vercellini et al, 2013</span></a><span data-contrast="none">) évaluant l&rsquo;apparence de patientes atteintes ou non d&rsquo;endométriose (à l&rsquo;aide du ratio entre le tour de poitrine et sous les seins) ? Seules des participantes caucasiennes étaient sélectionnées dans cette étude, qui excluait les femmes avec un ou des enfants, des défauts physiques acquis (comme des cicatrices), des piercings visibles, des tatouages, un appareil dentaire ou les cheveux teints ! L&rsquo;article a été rétracté en 2020, sept ans après sa publication. (</span><a href="https://www.theguardian.com/society/2020/aug/05/disgusting-study-rating-attractiveness-of-women-with-endometriosis-retracted-by-medical-journal"><span data-contrast="none">The Guardian</span></a><span data-contrast="none">)</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">On peut également s&rsquo;interroger sur l&rsquo;utilité de certaines études, comme celle-ci (</span><a href="https://journals.lww.com/plasreconsurg/Abstract/2019/12000/Analysis_of_the_Visual_Perception_of_Female_Breast.1.aspx"><span data-contrast="none">Pietruski et al, 2019</span></a><span data-contrast="none">) sur la beauté et la symétrie des seins, qui était déterminée par l&rsquo;endroit où le regard des observateur·trice·s passait le plus de temps. Les auteurs « ne savent pas comment les paramètres du trajet du regard se traduisent sur l&rsquo;évaluation subjective de la beauté des seins » (traduction libre).</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Certaines hypothèses sont choquantes ; cette étude (</span><a href="https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/147470491201000108"><span data-contrast="none">Gray and Boothroyd, 2012</span></a><span data-contrast="none">) partait de l&rsquo;hypothèse que la féminité, la beauté et l&rsquo;humeur positive de jeunes femmes se traduiraient par moins de problèmes de santé mineurs (rhume, problèmes d&rsquo;estomac, infections). Les auteur·trice·s ont présumé que les éléments du visage indiquent la qualité des partenaires de reproduction. En ce qui a trait à la santé, les femmes devaient rapporter leurs problèmes de santé passés, ce qui est sujet à un biais de rappel, et on note que le statut socio-économique n&rsquo;a pas été recueilli en tant que variable confondante potentielle.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">La misogynie dans les domaines de la recherche et de la médecine a un impact énorme sur la santé des femmes ; certaines d&rsquo;entre elles ont fait l&rsquo;expérience de professionnels de la santé qui ont ignoré leurs problèmes de santé ou leurs douleurs. Une cardiologue, la Dre Bernadette Healy, a trouvé un terme pour ce préjugé tenace : le </span><a href="https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJM199107253250408"><b><span data-contrast="none">syndrome de Yentl</span></b></a><span data-contrast="none">. Dans le contexte médical, ça veut dire que pour qu&rsquo;une femme soit prise au sérieux à propos de sa maladie, elle doit prouver qu&rsquo;elle est aussi malade qu&rsquo;un homme le serait. Ce </span><i><span data-contrast="none">syndrome</span></i><span data-contrast="none">, ainsi que ce qu&rsquo;on ignore encore sur les problèmes de santé des femmes, retarde les tests et les traitements dont les patientes ont besoin. (</span><a href="https://academic.oup.com/eurheartj/article/32/11/1313/2398378?login=false"><span data-contrast="none">Mertz, 2011</span></a><span data-contrast="none">)</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Le bon côté des choses, c&rsquo;est que la misogynie flagrante n&rsquo;est pas systématique dans la recherche, et les exemples précédents nous rappellent de rester attentifs et attentives aux préjugés envers les femmes. Il faut également célébrer la bonne recherche effectuée pour les femmes, comme ces publications qui font progresser nos connaissances relatives à l&rsquo;impact du cycle menstruel sur la douleur (</span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12705527/"><span data-contrast="none">Hellström and Anderberg, 2003</span></a><span data-contrast="none">) (</span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22688607/"><span data-contrast="none">Bartley and Rhudy, 2013</span></a><span data-contrast="none">).</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335551550&quot;:1,&quot;335551620&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6438" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Binary_Body-1.jpg" alt="Patient non binaire parlant au médecin" width="1000" height="500" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Binary_Body-1.jpg 1000w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Binary_Body-1-300x150.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Binary_Body-1-768x384.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Binary_Body-1-479x240.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Binary_Body-1-767x384.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Binary_Body-1-570x285.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Research_Women_Binary_Body-1-600x300.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<h2><b><span data-contrast="none"> <span style="color: #636466;">Au-delà du modèle binaire</span></span></b><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></h2>
<p><span data-contrast="none"> Le sexe fait référence aux processus biologiques, physiologiques et génétiques des individus, et il existe plus que le sexe masculin et le sexe féminin.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">En recherche, c’est pratique de tout séparer dans des cases théoriques et bien définies; ça l&rsquo;est moins pour les vrais humains qui veulent savoir comment la recherche les affecte dans la vraie vie et quand les choses ne correspondent pas aux cases théoriques.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Si on considère le sexe comme un spectre, avec le sexe féminin et le sexe masculin aux extrémités opposées, l&rsquo;espace intermédiaire correspond à l’intersexe. Les personnes intersexes sont nées avec des caractéristiques qui ne correspondent pas aux définitions typiques du sexe masculin ou féminin. (</span><a href="https://www.unfe.org/wp-content/uploads/2018/10/Intersex-FR.pdf"><span data-contrast="none">Nations Unies</span></a><span data-contrast="none">)</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Le genre est « l’expérience intérieure et personnelle que chaque personne a de son genre. Il s’agit du sentiment d’être une femme, un homme, les deux, ni l’un ni l’autre, ou d’être à un autre point dans le continuum des genres ». (</span><a href="https://www.justice.gc.ca/fra/sjc-csj/pl/identite-identity/apropos-about.html"><span data-contrast="none">Justice Canada</span></a><span data-contrast="none">) Le genre fait également référence aux « rôles, relations, comportements, pouvoir relatif et autres traits » socialement assignés à des genres précis (comme homme et femme). (traduction libre, </span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5803639/"><span data-contrast="none">Welsh et al, 2017</span></a><span data-contrast="none">)</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Le domaine médical actuel considère le sexe masculin (ou l&rsquo;homme) comme le modèle sur lequel la recherche est effectuée et les directives sont construites. (</span><a href="https://www.liebertpub.com/doi/full/10.1089/whr.2021.0083"><span data-contrast="none">Merone et al, 2022</span></a><span data-contrast="none">) Cette vision centrée sur l&rsquo;homme est problématique, car elle nuit à toutes les personnes qui ne sont pas de sexe masculin ou des hommes, ainsi qu&rsquo;à toutes les personnes dont on suppose le genre de façon incorrecte.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">C’est choquant de réaliser qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui encore, les personnes de la communauté LGBTQ2+ rencontrent des obstacles pour accéder aux soins de santé, obstacles qui découlent du manque d&rsquo;éducation des professionnels de la santé, de l&rsquo;oppression historique, de l&rsquo;injustice structurelle (comme de ne pas avoir de domicile fixe) &#8211; pour ne citer que ceux-là. (</span><a href="https://www.cmaj.ca/content/193/16/E562"><span data-contrast="none">Schreiber et al, 2021</span></a><span data-contrast="none">)</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Il est urgent d&rsquo;accorder plus d’attention aux personnes LGBTQ2+ dans la création de guides cliniques et, surtout, dans la manière dont les soins de santé sont donnés. En tant que clinique médicale, nous voulons être un espace sécuritaire pour toute notre patientèle et nous évaluons en continu la façon dont nous donnons des soins aux patient·e·s. Cependant, la norme de soins actuelle ne s&rsquo;applique qu&rsquo;aux personnes binaires (s&rsquo;identifiant comme homme ou femme), hétérosexuelles et cisgenres (dont le genre correspond au sexe assigné à la naissance). </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Une action importante à prendre pour des soins plus inclusifs est d’améliorer la communication avec la patientèle. Un changement simple sur lequel nous travaillons actuellement consiste à demander les pronoms et le nom que chaque patient·e préfère qu’on utilise. Ce genre de changement peut facilement aider à démontrer le respect dû à chacun, car étiqueter quelqu&rsquo;un de façon erronée sur la base de suppositions peut être blessant. Il existe également d&rsquo;autres </span><a href="https://www.lgbtqiahealtheducation.org/wp-content/uploads/Providing-Inclusive-Services-and-Care-for-LGBT-People.pdf"><span data-contrast="none">changements simples et peu compliqués</span></a><span data-contrast="none"> que toute clinique peut mettre en œuvre pour être plus inclusive.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Chez Santé Cannabis, nous ne sommes pas parfaits, mais nous travaillons dur pour toujours nous améliorer. Dans le cadre de notre mission de défense des droits des patients, nous faisons de la sensibilisation sur les lacunes de la recherche qui affectent la sécurité et les soins donnés aux patient·e·s, incluant les lacunes concernant les problèmes de santé qui affectent plus les femmes. Dans le cadre de notre travail de recherche, nous nous engageons à mieux collecter et analyser les données, et à faire part des analyses sur les données liées au sexe et au genre. Dans le cadre de notre dévouement à offrir les meilleurs soins à notre patientèle, nous avons créé un comité de la diversité et de l&rsquo;inclusion et avons commencé à prendre des mesures concrètes pour rendre l&rsquo;espace plus accueillant. Nous espérons que notre déclaration sur la diversité et l&rsquo;inclusion traduit bien notre intention :</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><i><span data-contrast="none">Chez Santé Cannabis, notre communauté est composée de patient·e·s, de personnel et de partenaires. Nous honorons la diversité en créant un espace sécuritaire pour que chaque personne puisse y partager ses expériences de vie. Nous accueillons tout le monde et écoutons les différentes opinions, croyances et idées. Nous nous engageons à apprendre continuellement ce que signifie être des chef·fe·s de file empathiques et actif·ve·s en matière d’accessibilité.</span></i><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
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<p><span data-contrast="none">Autrice: Charlotte Bastin</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:1,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:257}"> </span></p>
<p><a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/" rel="license"><img decoding="async" src="https://i.creativecommons.org/l/by/4.0/88x31.png" alt="Licence Creative Commons" /></a><br />
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/" rel="license">Licence Creative Commons Attribution 4.0 International</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La douleur chronique vue dans une clinique dédiée au cannabis médical - partie 1</title>
		<link>https://www.santecannabis.ca/douleur-chronique-cannabis-medical-partie-1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laura Burkowsky]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 17:13:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
		<category><![CDATA[Professionnels de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche et innovation]]></category>
		<category><![CDATA[cannabis médical]]></category>
		<category><![CDATA[chronic pain]]></category>
		<category><![CDATA[chronic pain and cannabis]]></category>
		<category><![CDATA[douleur chronique]]></category>
		<category><![CDATA[douleur chronique et cannabis]]></category>
		<category><![CDATA[medical cannabis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.santecannabis.ca/?p=6229</guid>

					<description><![CDATA[&#160; La douleur fait partie de la vie, mais pour certaines personnes, la douleur est sans répit. Lorsque la douleur devient chronique, il est difficile&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<br />
<span data-contrast="none">La douleur fait partie de la vie, mais pour certaines personnes, la douleur est sans répit. Lorsque la douleur devient chronique, il est difficile de la faire disparaître complètement. Il n&rsquo;est donc pas surprenant que la douleur chronique soit un énorme problème de santé publique à l&rsquo;échelle mondiale. Environ un Canadien sur quatre âgé de 15 ans ou plus (soit environ 7,63 millions de personnes) vit avec une douleur chronique, et environ une personne sur cinq aux États-Unis. </span><span data-contrast="none">[1, 2]</span><span data-contrast="none"> C’est la principale cause d&rsquo;invalidité chez les adultes en âge de travailler, ce qui a des répercussions sur les activités de la vie quotidienne et la qualité de vie. </span><span data-contrast="none">[3]</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Nous savons à quel point la douleur chronique peut être difficile à gérer, puisque la plupart de nos patients et patientes ont de la douleur chronique ou de la douleur associée à une condition chronique.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #636466;"><span data-contrast="none">LES DONNÉES DU MONDE RÉEL DE SANTÉ CANNABIS </span><strong>Provenant de son étude observationnelle </strong></span></h2>
<p><span class="TextRun SCXW148446763 BCX0" lang="FR-CA" xml:lang="FR-CA" data-contrast="none"><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">Les douleurs chroniques sont fréquentes chez l</span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">a</span> <span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">patient</span></span><span class="TextRun SCXW148446763 BCX0" lang="FR-CA" xml:lang="FR-CA" data-contrast="none"><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">èle</span></span><span class="TextRun SCXW148446763 BCX0" lang="FR-CA" xml:lang="FR-CA" data-contrast="none"> <span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">suivi</span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">e</span> <span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">dans</span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0"> les cliniques de Santé Cannabis</span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0"> </span></span><span class="TextRun SCXW148446763 BCX0" lang="FR-CA" xml:lang="FR-CA" data-contrast="none"><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">:</span></span><span class="TextRun SCXW148446763 BCX0" lang="FR-CA" xml:lang="FR-CA" data-contrast="none"><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0"> les diagnostics liés à la douleur représentent plus de 50 % de tous les diagnostics (voir la figure 1) et l</span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">e</span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0"> symptôme </span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">de </span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">douleur touche 80 % des 1 275 </span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">patient</span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">s</span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0"> et </span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">patient</span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">es</span></span><span class="TextRun SCXW148446763 BCX0" lang="FR-CA" xml:lang="FR-CA" data-contrast="none"><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0"> évalué</span></span><span class="TextRun SCXW148446763 BCX0" lang="FR-CA" xml:lang="FR-CA" data-contrast="none"><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">e</span><span class="NormalTextRun SCXW148446763 BCX0">s entre juillet 2020 et mars 2021.</span></span><span class="EOP SCXW148446763 BCX0" data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6221" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Primary_Symptom_FR-100.jpg" alt="Graphique circulaire représentant le diagnostic principal en pourcentage des patients d'une clinique de cannabis médical" width="1001" height="529" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Primary_Symptom_FR-100.jpg 1001w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Primary_Symptom_FR-100-300x159.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Primary_Symptom_FR-100-768x406.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Primary_Symptom_FR-100-479x253.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Primary_Symptom_FR-100-767x405.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Primary_Symptom_FR-100-570x301.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Primary_Symptom_FR-100-600x317.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1001px) 100vw, 1001px" /></p>
<p><span data-contrast="none">Figure 1 : Proportions des diagnostics primaires de 1 275 patient·e·s suivi·e·s à Santé Cannabis (14 juillet 2020 au 31 mars 2021)</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">De plus, la douleur chronique est fréquemment associée à une myriade d&rsquo;autres symptômes fréquents qui sont directement influencés par la douleur, comme les troubles du sommeil, </span><span data-contrast="none">[4, 5]</span><span data-contrast="none"> l&rsquo;anxiété et la dépression, </span><span data-contrast="none">[6, 7]</span><span data-contrast="none"> la fatigue, les nausées, etc. Le graphique suivant (figure 2) montre les symptômes secondaires les plus fréquemment rapportés par nos patients et patientes vivant avec la douleur.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6225" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Secondary_Symptom_FR-100.jpg" alt="Graphique à barres horizontales représentant en pourcentage le symptômes secondaires d'une clinique de cannabis médical" width="1001" height="495" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Secondary_Symptom_FR-100.jpg 1001w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Secondary_Symptom_FR-100-300x148.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Secondary_Symptom_FR-100-768x380.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Secondary_Symptom_FR-100-479x237.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Secondary_Symptom_FR-100-767x379.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Secondary_Symptom_FR-100-570x282.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Secondary_Symptom_FR-100-600x297.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1001px) 100vw, 1001px" /></p>
<p><span data-contrast="none">Figure 2 : Symptômes secondaires chez 1019 patient·e·s vivant avec la douleur et suivi·e·s à Santé Cannabis (14 juillet 2020 au 31 mars 2021).</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<h2><span style="color: #636466;"><span data-contrast="none">LA DOULEUR N’EST PAS UNIFORME</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:240}"> </span></span></h2>
<p><span data-contrast="none">La douleur chronique est définie comme une douleur qui persiste ou réapparaît pendant plus de trois mois.</span><span data-contrast="none">[8]</span><span data-contrast="none"> C&rsquo;est un terme générique pratique, qui regroupe des types de douleur très différents.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">La douleur chronique est classée en fonction de sa cause, causée par le cancer ou non cancéreuse, ainsi que selon la manière dont la douleur est produite (son mécanisme) en tant que douleur neuropathique, douleur nociceptive, douleur mixte (incluant les douleurs neuropathique et nociceptive). </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6217" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Pain_Classification_FR-100.jpg" alt="Schéma représentant la classification de la douleur" width="1001" height="365" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Pain_Classification_FR-100.jpg 1001w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Pain_Classification_FR-100-300x109.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Pain_Classification_FR-100-768x280.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Pain_Classification_FR-100-479x175.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Pain_Classification_FR-100-767x280.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Pain_Classification_FR-100-570x208.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Pain_Classification_FR-100-600x219.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1001px) 100vw, 1001px" /></p>
<p><span data-contrast="none">Figure 3: Classification de la douleur</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Nous voyons beaucoup de conditions avec de la douleur chronique dans nos cliniques Santé Cannabis, de la douleur neuropathique associée à la sclérose en plaques à la douleur canc</span><span data-contrast="none">éreuse</span><span data-contrast="none">, en passant par la fibromyalgie et la lombalgie chronique. Fréquemment, les patients considèrent notre clinique comme dernière option pour soulager leur douleur chronique &#8211; et c&rsquo;est logique, puisqu&rsquo;il y a plusieurs traitements conventionnels pour traiter la douleur chronique qui sont appuyés par de meilleures preuves scientifiques que ne le sont les traitements</span><span data-contrast="none"> à base de cannabinoïdes</span><span data-contrast="none"> en ce moment.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<h2><span style="color: #636466;"><span data-contrast="none">PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR CHRONIQUE</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:240}"> </span></span></h2>
<p><span data-contrast="none">La pharmacopée moderne compte plus d&rsquo;une option pour le traitement de la douleur. Les traitements à base de cannabinoïdes ont leur utilité dans le traitement de la douleur chronique en tant que troisième ou de la quatrième intention, </span><span data-contrast="none">[9]</span><span data-contrast="none"> et sont généralement recommandés comme traitement d&rsquo;appoint. </span><span data-contrast="none">[10, 11]</span><span data-contrast="none"> Il y a des traitements pharmacologiques et non pharmacologiques qui peuvent être combinés pour soulager et composer avec la douleur.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Les thérapies non pharmacologiques incluent (sans s’y limiter) la physiothérapie, l’exercice, les thérapies cognitivo-comportementales, l’ergothérapie, la t</span><span data-contrast="none">hérapie d&rsquo;acceptation et d&rsquo;engagement, la p</span><span data-contrast="none">leine conscience, les massages, l’ostéopathie, etc. </span><span data-contrast="none">[12-15]</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">En ce qui concerne les traitements pharmacologiques, l&rsquo;échelle analgésique suivante présente une stratégie simple (figure 4) ; elle est adaptée de l&rsquo;échelle analgésique de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé, initialement prévue pour la douleur cancéreuse, mais qui s&rsquo;applique aussi </span><span data-contrast="none">à la douleur chronique non cancéreuse</span><span data-contrast="none"> maintenant.</span><span data-contrast="none">[12, 16]</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6209" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Analgesic_FR-100.jpg" alt="Échelle analgésique" width="1001" height="568" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Analgesic_FR-100.jpg 1001w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Analgesic_FR-100-300x170.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Analgesic_FR-100-768x436.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Analgesic_FR-100-479x272.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Analgesic_FR-100-767x435.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Analgesic_FR-100-570x323.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Analgesic_FR-100-600x340.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1001px) 100vw, 1001px" /></p>
<p><i><span data-contrast="none">AINS : anti-inflammatoires non stéroïdiens ; ACT : antidépresseurs tricycliques ; IRSN : inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la norépinéphrine (antidépresseurs).</span></i></p>
<p><span data-contrast="none">Figure 3 </span><span data-contrast="none">: Échelle analgésique (adapté de </span><span data-contrast="none">[12, 16]</span><span data-contrast="none">)</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Lorsqu’un traitement à base de cannabinoïdes est envisagé, il est important que le professionnel de la santé ou la professionnelle de la santé entame une discussion avec la personne sous ses soins dans le cadre d&rsquo;un processus de décision partagé. </span><span data-contrast="none">[9]</span><span data-contrast="none"> En effet, l&rsquo;efficacité des cannabinoïdes, les effets indésirables potentiels, le coût et la stigmatisation associée doivent être abordés afin que les patients soient correctement informés.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<h2><span style="color: #636466;"><span data-contrast="none">TRAITEMENT MULTIMODAL</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:240}"> </span></span></h2>
<p><span data-contrast="none">Le traitement de la douleur chronique ne se limite pas aux médicaments, qui ne sont souvent pas aussi efficaces lorsqu&rsquo;utilisés seuls. Les thérapies comportementales et autres thérapies psychologiques jouent un rôle important dans la gestion de la douleur chronique pour aider les patients à composer avec les émotions qui accompagnent la douleur (anxiété, dépression, frustration, etc.). </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">De plus, notre équipe médicale observe que la douleur chronique survient souvent chez des personnes qui ont subi un traumatisme émotionnel (résultant de violence, d&rsquo;abus, de négligence, etc.), ce qui souligne la nécessité d&rsquo;une thérapie multimodale pour aider à soulager la combinaison de douleurs émotionnelle et physique.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Nous pensons aussi que les patients et patientes ayant de la douleur chronique bénéficient davantage d&rsquo;une approche globale intégrant des changements dans leurs habitudes de vie, car la douleur et l&rsquo;anxiété (stress) agissent l&rsquo;une sur l&rsquo;autre et créent un cercle vicieux. En effet, ceux et celles qui vivent avec de la douleur chronique non soulagée sont souvent piégés dans un cercle vicieux centré sur la douleur, où l&rsquo;anxiété — et la diminution de l&rsquo;activité, le déconditionnement et la fatigue — contribue à l&rsquo;aggravation de leur douleur et </span><span data-contrast="none">à </span><span data-contrast="none">réduire leur qualité de vie (voir la figure 5).</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">On reconnait généralement que la douleur chronique a un impact sur le sommeil et qu’elle contribue à la dépression; c’est cependant moins bien connu que la douleur persistante est </span><span data-contrast="none">également</span><span data-contrast="none"> associée au déclin de la mémoire. </span><span data-contrast="none">[17, 18]</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6213" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Centred_Life_FR-100.jpg" alt="Graphique représentant la vie centrée sur la douleur" width="1001" height="567" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Centred_Life_FR-100.jpg 1001w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Centred_Life_FR-100-300x170.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Centred_Life_FR-100-768x435.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Centred_Life_FR-100-479x271.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Centred_Life_FR-100-767x434.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Centred_Life_FR-100-570x323.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Pain_Centred_Life_FR-100-600x340.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1001px) 100vw, 1001px" /></p>
<p><span data-contrast="none">Figure 5 : Vie centrée sur la douleur</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Chez Santé Cannabis, le rôle de notre équipe médicale est d&rsquo;aider les patients et patientes</span><span data-contrast="none"> à s&rsquo;aider eux-mêmes. D&rsquo;après notre expérience, </span><span data-contrast="none">ceux et celles qui entreprennent un traitement multimodal obtiennent de meilleurs résultats thérapeutiques. Promouvoir la pratique d&rsquo;activités physiques, fournir des stratégies pour gérer le stress et améliorer le sommeil peut s&rsquo;avérer extrêmement utile pour guider les patients hors de leur situation centrée sur la douleur (voir la figure 6). </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Certains de nos patients ont indiqué qu&rsquo;ils et elles parvenaient mieux à composer avec la douleur en pratiquant la pleine conscience — un exemple de thérapie simple, peu coûteuse et responsabilisante pour laquelle des informations et du soutien sont offerts à Santé Cannabis par le biais de discussions virtuelles et de réunions de groupes de soutien. Souvent, les patients ne réalisent pas comment il est possible de prendre en main leur propre santé et exercer un certain contrôle sur leur douleur au lieu d&rsquo;en être les victimes.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">« Quand leur fonctionnalité s&rsquo;améliore, mes patients me disent qu&rsquo;ils ont l&rsquo;impression de contrôler leur douleur, que ce n’est plus la douleur qui les contrôle. </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Certains disent qu&rsquo;ils ont l&rsquo;impression de retrouver leur vie » Dr Michael Dworkind</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-6205" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Function_Centred_Life_FR-100.jpg" alt="Graphique représentant la vie centrée sur fonctionnalité" width="1001" height="567" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Function_Centred_Life_FR-100.jpg 1001w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Function_Centred_Life_FR-100-300x170.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Function_Centred_Life_FR-100-768x435.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Function_Centred_Life_FR-100-479x271.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Function_Centred_Life_FR-100-767x434.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Function_Centred_Life_FR-100-570x323.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2022/03/Blog_Chronic_Function_Centred_Life_FR-100-600x340.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1001px) 100vw, 1001px" /></p>
<p><span data-contrast="none">Figure 6 : Vie centrée sur la fonctionnalité </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Enfin, l&rsquo;environnement dans lequel évolue chaque personne a également un impact direct ou indirect sur les niveaux de douleur (par exemple, par le biais du niveau de stress lié au travail). L&rsquo;évaluation du contexte et de la situation dans laquelle vivent les patients permet de mieux définir la douleur et les symptômes qui y sont liés, car ils fluctuent en fonction de ce qui se passe dans le corps et dans l&rsquo;esprit. Par exemple, si le contexte a changé, cela aura probablement une incidence sur l&rsquo;état de la personne et, par conséquent, sur sa réponse au traitement.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<h2><span style="color: #636466;"><span data-contrast="none">LA DOULEUR ET LA STIGMATISATION</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:240}"> </span></span></h2>
<p><span data-contrast="none">La douleur chronique est incroyablement difficile à traiter, et certains patients ont beaucoup de mal à trouver un traitement pour les aider à gérer leur douleur. De nombreux professionnels de la santé ne reçoivent pas une formation suffisamment approfondie </span><span data-contrast="none">à propos de</span><span data-contrast="none"> la douleur chronique, ce qui affecte leur capacité à fournir des recommandations adéquates quant à la gestion de la douleur et constitue une menace sérieuse pour la sécurité des patients. </span><span data-contrast="none">[19, 20]</span><span data-contrast="none"> </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Les patients et patientes vivant avec la douleur chronique ont besoin d’avoir accès à des traitements multimodaux et ont besoin de pouvoir discuter de façon transparente de leurs attentes relatives aux traitements et aux résultats avec leur professionnels de la santé. </span><span data-contrast="none">À cause</span><span data-contrast="none"> des défis et de l&rsquo;engagement de longue durée que représente le traitement de la douleur, la stigmatisation peut affecter la façon dont est perçue la douleur et les patients qui en souffrent.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Par exemple, il y a stigmatisation lorsque certains professionnels de la santé ne prennent pas au sérieux la fibromyalgie</span><span data-contrast="none"> </span><span data-contrast="none">; c’est effectivement une pathologie difficile à traiter et il existe une croyance selon laquelle elle serait principalement causée par l&rsquo;état mental des patients. </span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><i><span data-contrast="none">S&rsquo;il n&rsquo;existe aucun marqueur pour diagnostiquer la fibromyalgie, cette maladie existe-t-elle</span></i><i><span data-contrast="none"> </span></i><i><span data-contrast="none">? </span></i><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Ceux et celles qui vivent avec la fibromyalgie doivent souvent faire preuve d&rsquo;une grande persévérance pour obtenir des soins et faire reconnaître leur maladie. Bien que la fibromyalgie reste un diagnostic d&rsquo;exclusion — ce qui signifie que le patient ou la patiente passe beaucoup de temps avec son médecin et son (ses) spécialiste(s) pour essayer de déterminer la cause de la douleur et d’autres symptômes — de plus en plus de données probantes soutiennent la validité de la fibromyalgie en tant que trouble de la douleur ainsi que l’importance de son traitement.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Il y a aussi une stigmatisation persistante associée à l&rsquo;expression de la douleur</span><span data-contrast="none"> </span><span data-contrast="none">; les personnes qui expriment fortement leur douleur (avec émotion, en pleurant ou en criant) sont souvent perçues comme si elles exagéraient. Il est indispensable de reconnaître qu’il y a des différences culturelles et de genre dans la communication de la douleur. Si un patient ou une patiente rapporte de la douleur, il est important que les professionnels de la santé restent respectueux, procédant à une évaluation convenable, objective et attentive de la douleur et des symptômes signalés. Ignorer ou minimiser la douleur et les symptômes signalés est contre-productif et n’aide pas les patients à aller mieux.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><span data-contrast="none">Chez Santé Cannabis, nous savons ce qu&rsquo;est la stigmatisation – il n’y a qu’à lire notre nom -, et nous comptons la combattre et faire avancer les choses. Nous souhaitons que nos patients et patientes soient entendues, et nous défendons leurs droits ; nous voulons que les traitements à base de cannabinoïdes soient prescrits et délivrés comme les autres médicaments, et nous réclamons donc un meilleur accès. Nous voulons qu’il y ait plus de recherche sur le cannabis médical, donc nous contribuons à la masse croissante de preuves sur les traitements à base de cannabinoïdes avec notre étude observationnelle en cours. À tous les patients et patientes qui ont accepté de faire partie de cette étude, nous vous remercions pour votre contribution à la science. Nous espérons que notre effort collectif permettra d&rsquo;améliorer les soins aux patients.</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><strong>Restez à l&rsquo;affut pour la deuxième partie de cet article de blog, où nous aborderons les preuves scientifiques actuelles qui supportent les traitements à base de cannabinoïdes pour la gestion de la douleur, et bien plus encore !  </strong></p>
<p><strong>Autrice: Charlotte Bastin </strong></p>
<p><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<h2><span style="color: #636466;"><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:240}">Vous êtes un·e professionnel·le de la santé et vous avez trouvé que cette publication donne des informations utiles ? </span></span></h2>
<p><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:240}">Nous en avons d&rsquo;autres pour vous ! Consultez nos modules écrits spécialement pour les professionnels de la santé participant à notre <a href="https://www.santecannabis.ca/programme_de_formation/"><strong><u>Programme de formation pour prescripteurs</u></strong></a> </span></p>
<p><a class="btn btn-default" href="https://www.santecannabis.ca/programme_de_formation/">Cliquez ici pour en savoir plus</a></p>
<h2></h2>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #636466;"><span data-contrast="none">RÉFÉRENCES</span><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:240}"> </span></span></h2>
<ol>
<li><span data-contrast="none">Health Canada, </span><i><span data-contrast="none">Canadian Pain Task Force Report: September 2020.</span></i><span data-contrast="none"> aem, 2020.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Zelaya, C.E., et al. </span><i><span data-contrast="none">Chronic Pain and High-impact Chronic Pain Among U.S. Adults, 2019</span></i><span data-contrast="none">. NCHS Data Brief No. 390 2020 2020/12/02/T04:47:29Z; Available from: </span><a href="https://www.cdc.gov/nchs/products/databriefs/db390.htm"><span data-contrast="none">https://www.cdc.gov/nchs/products/databriefs/db390.htm</span></a><span data-contrast="none">.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Busse, J.W., et al., </span><i><span data-contrast="none">Guideline for opioid therapy and chronic noncancer pain.</span></i><span data-contrast="none"> Cmaj, 2017. </span><b><span data-contrast="none">189</span></b><span data-contrast="none">(18): p. E659-e666.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Gottschling, S., et al., </span><i><span data-contrast="none">Safety Considerations in Cannabinoid-Based Medicine.</span></i><span data-contrast="none"> International journal of general medicine, 2020. </span><b><span data-contrast="none">13</span></b><span data-contrast="none">: p. 1317-1333.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Ferguson, G. and M. Ware, </span><i><span data-contrast="none">Review Article: Sleep, Pain and Cannabis.</span></i><span data-contrast="none"> Journal of Sleep Disorders &amp; Therapy, 2015. </span><b><span data-contrast="none">04</span></b><span data-contrast="none">(02).</span></li>
<li><span data-contrast="none">Dominick, C.H., F.M. Blyth, and M.K. Nicholas, </span><i><span data-contrast="none">Unpacking the burden: Understanding the relationships between chronic pain and comorbidity in the general population.</span></i><span data-contrast="none"> PAIN, 2012. </span><b><span data-contrast="none">153</span></b><span data-contrast="none">(2): p. 293-304.</span></li>
<li><span data-contrast="none">IsHak, W.W., et al., </span><i><span data-contrast="none">Pain and Depression: A Systematic Review.</span></i><span data-contrast="none"> Harv Rev Psychiatry, 2018. </span><b><span data-contrast="none">26</span></b><span data-contrast="none">(6): p. 352-363.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Treede, R.-D., et al., </span><i><span data-contrast="none">Chronic pain as a symptom or a disease: the IASP Classification of Chronic Pain for the International Classification of Diseases (ICD-11).</span></i><span data-contrast="none"> PAIN, 2019. </span><b><span data-contrast="none">160</span></b><span data-contrast="none">(1).</span></li>
<li><span data-contrast="none">Chang, Y., et al., </span><i><span data-contrast="none">Medical Cannabis for Chronic Noncancer Pain: A Systematic Review of Health Care Recommendations.</span></i><span data-contrast="none"> Pain research &amp; management, 2021. </span><b><span data-contrast="none">2021</span></b><span data-contrast="none">: p. 8857948-8857948.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Häuser, W., et al., </span><i><span data-contrast="none">European Pain Federation (EFIC) position paper on appropriate use of cannabis-based medicines and medical cannabis for chronic pain management.</span></i><span data-contrast="none"> European Journal of Pain, 2018. </span><b><span data-contrast="none">22</span></b><span data-contrast="none">(9): p. 1547-1564.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Haleem, R. and R. Wright, </span><i><span data-contrast="none">A Scoping Review on Clinical Trials of Pain Reduction With Cannabis Administration in Adults</span></i><span data-contrast="none">. 2020. 2020.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Hylands-White, N., R.V. Duarte, and J.H. Raphael, </span><i><span data-contrast="none">An overview of treatment approaches for chronic pain management.</span></i><span data-contrast="none"> Rheumatol Int, 2017. </span><b><span data-contrast="none">37</span></b><span data-contrast="none">(1): p. 29-42.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Canadian Agency for Drugs Technologies in Health. </span><i><span data-contrast="none">Research Gaps: Chronic Pain Management: Non-Pharmacologic Treatments</span></i><span data-contrast="none">. CADTH.ca 2019 2019/01/22; Available from: </span><a href="https://www.cadth.ca/tools/research-gaps-chronic-pain-management-non-pharmacologic-treatments"><span data-contrast="none">https://www.cadth.ca/tools/research-gaps-chronic-pain-management-non-pharmacologic-treatments</span></a><span data-contrast="none">.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Welsh, T.P., A.E. Yang, and U.E. Makris, </span><i><span data-contrast="none">Musculoskeletal Pain in Older Adults: A Clinical Review.</span></i><span data-contrast="none"> The Medical clinics of North America, 2020. </span><b><span data-contrast="none">104</span></b><span data-contrast="none">(5): p. 855-872.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Busse, J., </span><i><span data-contrast="none">The 2017 Canadian Guideline for Opioids for Chronic Non-Cancer Pain.</span></i><span data-contrast="none"> Cancer Pain, 2017: p. 105.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Anekar, A.A. and M. Cascella, </span><i><span data-contrast="none">WHO Analgesic Ladder</span></i><span data-contrast="none">, in </span><i><span data-contrast="none">StatPearls</span></i><span data-contrast="none">. 2020, StatPearls Publishing: Treasure Island (FL).</span></li>
<li><span data-contrast="none">Dick, B.D. and S. Rashiq, </span><i><span data-contrast="none">Disruption of attention and working memory traces in individuals with chronic pain.</span></i><span data-contrast="none"> Anesth Analg, 2007. </span><b><span data-contrast="none">104</span></b><span data-contrast="none">(5): p. 1223-9, tables of contents.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Whitlock, E.L., et al., </span><i><span data-contrast="none">Association Between Persistent Pain and Memory Decline and Dementia in a Longitudinal Cohort of Elders.</span></i><span data-contrast="none"> JAMA Intern Med, 2017. </span><b><span data-contrast="none">177</span></b><span data-contrast="none">(8): p. 1146-1153.</span></li>
<li><span data-contrast="none">Zhao, J., et al., </span><i><span data-contrast="none">Health Care Providers’ Experiences and Perceptions Participating in a Chronic Pain Telementoring Education Program: A Qualitative Study.</span></i><span data-contrast="none"> Canadian Journal of Pain, 2020. </span><b><span data-contrast="none">4</span></b><span data-contrast="none">.</span></li>
<li><span data-contrast="none">McGillion, M.H. and J. Watt-Watson, </span><i><span data-contrast="none">Pain Assessment and Management in Canada: We&rsquo;ve Come a Long Way but there are Challenges on the Road Ahead.</span></i><span data-contrast="none"> Can J Nurs Res, 2015. </span><b><span data-contrast="none">47</span></b><span data-contrast="none">(1): p. 9-16.</span></li>
</ol>
<p><span data-ccp-props="{&quot;201341983&quot;:0,&quot;335559740&quot;:276}"> </span></p>
<p><a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/" rel="license"><img decoding="async" style="border-width: 0;" src="https://i.creativecommons.org/l/by/4.0/88x31.png" alt="Licence Creative Commons" /></a></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la </span><a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/"><span style="font-weight: 400;">Licence Creative Commons Attribution 4.0 International</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<h2></h2>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La sclérose en plaques et les traitements à base de cannabinoïdes</title>
		<link>https://www.santecannabis.ca/la-sclerose-en-plaques-et-les-traitements-a-base-de-cannabinoides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Erin Prosk]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 May 2021 16:07:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
		<category><![CDATA[Professionnels de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[cannabis education]]></category>
		<category><![CDATA[CBD]]></category>
		<category><![CDATA[medical cannabis treatments]]></category>
		<category><![CDATA[Multiple Sclerosis]]></category>
		<category><![CDATA[research]]></category>
		<category><![CDATA[THC]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.santecannabis.ca/?p=5110</guid>

					<description><![CDATA[Il n&#8217;y a pas deux cas de sclérose en plaques (SP) qui se ressemblent &#8211; l’évolution de la maladie, les symptômes et les expériences de&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Il n&rsquo;y a pas deux cas de sclérose en plaques (SP) qui se ressemblent &#8211; l’évolution de la maladie, les symptômes et les expériences de ceux et celles qui vivent avec la SP varient d&rsquo;une personne à l&rsquo;autre. Par conséquent, deux personnes n&rsquo;auront pas nécessairement besoin ou envie d&rsquo;essayer les mêmes traitements. À Santé Cannabis, nous croyons qu&rsquo;il faut donner aux patients et aux professionnels de la santé toutes les informations pour prendre des décisions éclairées et adaptées à leur cas particulier. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À l&rsquo;occasion de la Journée Mondiale de la sclérose en plaques (le 30 mai), nous explorons les informations les plus récentes sur la sclérose en plaques et les traitements à base de cannabinoïdes. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En tant que cliniciens et chercheurs, nous partageons les éléments importants à retenir pour les professionnels de la santé, la littérature la plus récente sur la SP et les traitements à base de cannabinoïdes, des informations provenant de nos cliniques et le point de vue de l&rsquo;une de nos défenseurs des droits des patients.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong><span style="color: #636466;">Qu&rsquo;est-ce que la sclérose en plaques (SP) ?</span></strong></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">La sclérose en plaques est une maladie auto-immune et neurodégénérative qui affecte la moelle épinière et le cerveau, amenant divers symptômes en fonction de la partie du système nerveux central qui est affectée. Une maladie auto-immune est une maladie dans laquelle le système immunitaire attaque des parties saines du corps. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la SP, les cellules impliquées dans la neuro-inflammation prennent la myéline (la barrière protectrice autour des neurones) pour un antigène étranger et l&rsquo;attaquent à répétition. La gaine de myéline peut être réparée, mais elle garde des cicatrices. C’est donc l&rsquo;accumulation de cicatrices dans de multiples zones qui provoque un large éventail de symptômes.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les symptômes les plus fréquents sont la spasticité, la douleur, les tremblements, l’altération de l&rsquo;équilibre et de la coordination, la difficulté à marcher, la fatigue, la dépression, les dysfonctionnements intestinaux et de la vessie, les troubles cognitifs et les troubles sensoriels. Il n&rsquo;y a pas deux cas identiques, et des personnes différentes expérimenteront des symptômes différents à différentes intensités. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La sclérose en plaques est divisée en </span><a href="https://scleroseenplaques.ca/a-propos-de-la-sp/formes?"><span style="font-weight: 400;">quatre sous-types</span></a><span style="font-weight: 400;"> en fonction de l&rsquo;évolution de la maladie, notamment de la fréquence des poussées (attaques) : le syndrome clinique isolé (SCI), la forme cyclique (poussées-rémissions) (SPRR), la forme progressive secondaire (SPPS) et la forme progressive primaire (SPPP). </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La sclérose en plaques est l&rsquo;une des maladies neurologiques les plus communes, touchant </span><a href="https://www.msif.org/wp-content/uploads/2020/10/Atlas-3rd-Edition-Epidemiology-report-EN-updated-30-9-20.pdf"><span style="font-weight: 400;">2,8 millions de personnes dans le monde</span></a><span style="font-weight: 400;">. La sclérose en plaques peut se manifester à tout âge, mais est généralement diagnostiquée chez les personnes âgées de 20 à 49 ans. Elle est plus fréquemment observée chez les </span><a href="https://www.thelancet.com/journals/laneur/article/PIIS1474-4422(18)30443-5/fulltext#seccestitle150"><span style="font-weight: 400;">femmes</span></a><span style="font-weight: 400;"> que chez les hommes. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le Canada a l&rsquo;un des taux les plus élevés de sclérose en plaques avec une prévalence estimée à </span><a href="https://www.atlasofms.org/map/global/epidemiology/number-of-people-with-ms"><span style="font-weight: 400;">250 pour 100 000 habitants</span></a><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong><span style="color: #636466;">9 éléments à retenir pour les cliniciens, de la part des cliniciens de Santé Cannabis :</span></strong></h2>
<ol>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1">
<ol>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Au Québec, le cannabis médical ne doit être envisagé qu&rsquo;après l’échec des traitements de première intention. Après avoir essayé d&rsquo;autres traitements, vous pouvez envisager de discuter des traitements à base de cannabinoïdes avec votre patient. Si vous ne savez pas par où commencer, vous pouvez vous </span><a href="https://www.santecannabis.ca/contrat-formation/"><span style="font-weight: 400;">inscrire</span></a><span style="font-weight: 400;"> à notre Programme de formation pour prescripteurs et accéder à des ressources éducatives et à une ligne d&rsquo;assistance médicale. </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Il existe des preuves scientifiques concluantes qui soutiennent l&rsquo;utilisation du cannabis médical pour la spasticité liée à la SP (</span><a href="https://pdf.hres.ca/dpd_pm/00016162.PDF"><span style="font-weight: 400;">GW Pharma Ltd 2012</span></a><span style="font-weight: 400;">).</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Le delta-9-Tétrahydrocannabinol (THC) est le cannabinoïde identifié dans les études comme étant bénéfique pour la spasticité chez les patients atteints de SP. En clinique, nous constatons généralement que le THC peut aider à soulager la spasticité et les douleurs liées à la SP. De plus, le cannabidiol (CBD) peut aider certains patients souffrant de spasticité ou de douleur. Le CBD a l&rsquo;avantage de ne pas avoir beaucoup d&rsquo;effets indésirables et ne produit pas l&rsquo;effet indésirable d’euphorie, qui est typiquement associé au cannabis. </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Le THC a plus d&rsquo;effets indésirables que le CBD, notamment l&rsquo;euphorie et la sensation d’être «gelé». Cependant, il est possible de prendre du THC médicalement sans avoir d&rsquo;effets indésirables ou sans se sentir «gelé» : la clé est de commencer à de très faibles doses et d&rsquo;augmenter très lentement la dose.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Les plans de traitement pour les différents symptômes liés à la SP sont décrits dans le matériel éducatif que nous proposons dans le cadre de notre </span><span style="font-weight: 400;">Programme de formation pour prescripteurs</span><span style="font-weight: 400;">. </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">En raison de la très faible quantité de récepteurs cannabinoïdes dans la moelle épinière, il est impossible de mourir d&rsquo;une overdose de cannabis (</span><a href="https://www.who.int/medicines/access/controlled-substances/Section3-thc-Toxicology.pdf?ua=1"><span style="font-weight: 400;">Organisation mondiale de la santé</span></a><span style="font-weight: 400;">). Toutefois, des accidents peuvent être associés à des facultés affaiblies par les effets secondaires du cannabis. </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Le cannabis a des contre-indications comme beaucoup d&rsquo;autres médicaments; il est important de connaître les contre-indications et d&rsquo;évaluer les patients avant d&rsquo;initier un traitement à base de cannabinoïdes.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Les capsules sont des huiles concentrées placées dans une capsule à des doses spécifiques et peuvent remplacer l&rsquo;huile de cannabis pour une méthode d&rsquo;administration par ingestion (action prolongée). Cela peut en faire une méthode d’administration privilégiée pour certains patients.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Les patients avec la sclérose en plaques ont souvent des problèmes de sommeil; le cannabis au coucher peut aider à dormir sans se soucier autant des conséquences des effets indésirables (</span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/14615106/"><span style="font-weight: 400;">Zajicek et al. 2003</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://journals.sagepub.com/doi/pdf/10.1177/2055217319869360"><span style="font-weight: 400;">Schabas et al., 2019</span></a><span style="font-weight: 400;">). </span><i></i></li>
</ol>
<p>&nbsp;</li>
</ol>
<p><i>« En tant qu&rsquo;infirmière moi-même, je sais à quel point il est important d’examiner et de s’informer à propos des options de traitement pour les patients que je vois. En tant que professionnels de la santé, nous avons la responsabilité de nous tenir bien informés pour la sécurité et la qualité de vie de nos patients, et cela inclut de se renseigner sur les traitements à base de cannabinoïdes. »</i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">-Andrée Charbonneau, Infirmière, Coordonnatrice de l’équipe infirmière</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong><span style="color: #636466;">Les traitements disponibles en ce moment</span></strong></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Il n&rsquo;existe actuellement aucun médicament pour guérir la SP, mais plusieurs traitements pharmaceutiques existent pour contrôler l&rsquo;inflammation, gérer les poussées et les symptômes concomitants de la SP. Les médicaments modificateurs de l’évolution de la SP, comme leur nom l’indique, ont un impact sur l&rsquo;évolution de la maladie ; ils sont généralement efficaces pour la SP cyclique et, en traitement précoce, peuvent être utiles pour prévenir l&rsquo;invalidité à long terme. Les thérapies symptomatiques sont utilisées pour soulager des symptômes précis, notamment la douleur neuropathique, qui peut être contrôlée par des antidépresseurs, des antiépileptiques et des opioïdes, et la spasticité, qui peut être traitée par des relaxants musculaires. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Des recommandations générales relatives au mode de vie, telles que l&rsquo;exercice et une alimentation équilibrée, peuvent également être bénéfiques aux patients.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #636466;"><b>Les traitements à base de cannabinoïdes dans la SP </b></span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">La recherche sur la SP et les cannabinoïdes a débuté il y a plus de quinze ans avec un vaste essai contrôlé avec placebo et randomisé sur 630 patients avec la sclérose en plaques stable et avec spasticité musculaire (Zajicek et al. </span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/14615106/"><span style="font-weight: 400;">2003</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16291891/"><span style="font-weight: 400;">2005</span></a><span style="font-weight: 400;">). Les patients recevaient de façon aléatoire soit le placebo, un extrait oral de cannabis (THC:CBD), ou du delta-9-THC, en commençant par une dose quotidienne de 5 mg jusqu&rsquo;à une dose maximale de 25 mg/jour de médicament actif pour une durée totale de 15 semaines. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;objectif de l&rsquo;étude était de vérifier l&rsquo;efficacité de l&rsquo;extrait de cannabis ou du delta-9-THC pour le traitement de la spasticité et d&rsquo;autres symptômes de la SP. Les résultats ont indiqué une réduction de la spasticité auto-rapportée par les patients. Un résultat secondaire inattendu était une réduction des admissions à l&rsquo;hôpital pour des poussées, tant dans le groupe prenant l&rsquo;extrait de cannabis que dans celui avec delta-9-THC. Les auteurs ont mentionné que les patients de l&rsquo;essai avaient une SP à progression lente; étant donné qu&rsquo;il existe des récepteurs cannabinoïdes sur les cellules du système immunitaire, la réduction du taux de poussées dans une telle affection auto-immune est un résultat qui bénéficierait d&rsquo;être étudié de façon plus approfondie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Spasticité, douleur, dysfonctionnement de la vessie</span></span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis, l&rsquo;efficacité potentielle des traitements à base de cannabinoïdes a été étudiée principalement pour les symptômes de spasticité, de douleur et de dysfonctionnement de la vessie (lisez plus sur la spasticité de la SP et les traitements à base de cannabinoïdes </span><a href="https://www.santecannabis.ca/resources/blog/sclerose-en-plaques-et-nabiximols-que-faut-il-prendre-en-consideration-dans-le-traitement-de-la-spasticite/"><span style="font-weight: 400;">ici</span></a><span style="font-weight: 400;">). Il a été démontré que les cannabinoïdes et le système endocannabinoïde jouent un rôle dans la réduction de la spasticité dans des modèles animaux (</span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29097192/"><span style="font-weight: 400;">Chiurchiù et al. 2018</span></a><span style="font-weight: 400;"> ; Baker et al. 2001 ; </span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29442178/"><span style="font-weight: 400;">Nielsen et al. 2018</span></a><span style="font-weight: 400;"> ; Zettl et al. 2016). Le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) semble être efficace pour réduire la spasticité dans des modèles animaux et chez l&rsquo;humain (</span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29442178/"><span style="font-weight: 400;">Nielsen et al. 2018</span></a><span style="font-weight: 400;">).</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Revues systématiques</span></span></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Des revues systématiques récents fournissent des détails : </span></p>
<p><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30680713/"><b>Nielsen et collègues (2019)</b></a> <span style="font-weight: 400;">ont </span><b>examiné 27 études</b><span style="font-weight: 400;"> et se sont penchés sur la spasticité chez des patients adultes atteints de diverses pathologies, dont la sclérose en plaques (21 études). </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Les études analysées ont examiné l&rsquo;effet du THC, du CBD, des formulations THC:CBD, des cannabinoïdes synthétiques dronabinol et nabilone, du cannabis inhalé (fumé) et des extraits cannabinoïdes oraux. </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Les résultats étaient contradictoires entre les études identifiées dans la revue, beaucoup d&rsquo;entre elles rapportant des effets positifs sur certaines mesures de la spasticité mais pas toutes, et la plupart des effets positifs étant basés sur des mesures évaluées par les patients plutôt que par les cliniciens.</span></li>
</ul>
<p><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29442178/"><b>Nielsen et collègues (2018)</b></a><span style="font-weight: 400;">, dans leur revue systématique de 11 revues (</span><b>32 études</b><span style="font-weight: 400;">) sur les symptômes de la SP et les cannabinoïdes/cannabis, ont conclu que les revues ont identifié des preuves qui soutiendraient des essais de cannabinoïdes pour le traitement de la spasticité chez les patients atteints de SP.</span></p>
<p><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30646241/"><b>Torres-Moreno et collègues (2018)</b></a> <span style="font-weight: 400;">ont </span><b>examiné 17 essais cliniques randomisés</b><span style="font-weight: 400;"> afin d&rsquo;évaluer l&rsquo;efficacité et la tolérance des traitements à base de cannabinoïdes par rapport au placebo pour le traitement des symptômes (spasticité, douleur et dysfonctionnement vésical) chez les patients avec SP. </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Les interventions expérimentales étudiées étaient les extraits de cannabis par voie orale ; l&rsquo;extrait de cannabis par voie oromucosale/nabiximols ; le dronabinol (par voie orale) ; et le nabilone (par voie orale) évalué comme traitement d&rsquo;appoint à la gabapentine (anticonvulsivant). </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Les résultats concernant le symptôme de la douleur ont montré des différences statistiquement significatives en faveur des extraits de cannabis, du nabilone et du dronabinol. </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Des différences statistiquement significatives ont été observées en faveur des extraits de cannabis et du dronabinol par rapport au placebo pour le dysfonctionnement de la vessie. </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Néanmoins, la plupart des effets thérapeutiques rapportés pour ces deux symptômes étaient faibles. </span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">Globalement, les études démontrent que les cannabinoïdes ont des propriétés thérapeutiques utiles pour le traitement de certains symptômes de la SP. Les traitements à base de cannabinoïdes, qu&rsquo;ils soient d&rsquo;origine végétale ou synthétique, semblent améliorer la perception qu&rsquo;ont les patients des symptômes de spasticité, de douleur et de dysfonctionnement de la vessie. Cependant, cette efficacité perçue n&rsquo;est pas clairement démontrée par des mesures objectives fondées sur des données cliniques. C&rsquo;est à la fois un point négatif, car cela limite les preuves à l&rsquo;appui des traitements à base de cannabinoïdes, et un indicateur intéressant, car les patients peuvent être plus sensibles à l&rsquo;amélioration des symptômes que ce qui est mesurable par les cliniciens.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Les attentes des cliniciens</span></span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Les cliniciens doivent avoir des attentes réalistes quant à l&rsquo;efficacité des cannabinoïdes, car les effets thérapeutiques peuvent être faibles. Il existe d&rsquo;autres applications ou symptômes de la SP pour lesquels les cannabinoïdes pourraient être utiles (propriétés modificatrices de l’évolution de la maladie, fonction urinaire), mais les preuves à l&rsquo;appui sont mitigées.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La recherche sur la SP et les traitements à base de cannabinoïdes est un bon exemple de ce qu’il est possible de faire lorsqu’on poursuit des études rigoureuses : après plusieurs essais cliniques randomisés, la formulation oromucosale de nabiximols a été approuvée au Canada pour l&rsquo;indication des spasmes dans cette maladie. (</span><a href="https://pdf.hres.ca/dpd_pm/00016162.PDF"><span style="font-weight: 400;">GW Pharma Ltd 2012</span></a><span style="font-weight: 400;">). Cependant, un </span><a href="https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/medeffet-canada/infovigilance-produits-sante/janvier-2020.html"><span style="font-weight: 400;">avis récent de Santé Canada</span></a><span style="font-weight: 400;"> indique que le nabiximols n&rsquo;est plus reconnu comme traitement de la douleur neuropathique dans la SP en raison du manque de données probantes.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong><span style="color: #636466;">La SP à Santé Cannabis</span></strong></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">D&rsquo;après notre plus récente analyse de base de données portant sur 1 275 patients entre juillet 2020 et mars 2021, 34 (2,7 %) patients avaient un diagnostic primaire de SP, et étaient âgés de 23 à 68 ans (moyenne de 49 ans). 25 d&rsquo;entre eux (73,5 %) sont identifiés comme des femmes.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Parmi ces patients avec la SP, 70% (24 patients) sont venus à Santé Cannabis pour évaluer la possibilité d’obtenir un traitement à base de cannabinoïdes pour la douleur et 15% pour la spasticité. Les autres (5 patients) sont venus pour des troubles du sommeil, des maux de tête, des engourdissements dans les jambes et une rigidité musculaire. Tous les patients présentaient des symptômes secondaires, notamment des troubles du sommeil (19%), de la fatigue (18%), de l&rsquo;anxiété (14%), de la spasticité (14%), de la dépression (10%), des migraines et des maux de tête (6%), du stress (4%), des problèmes liés à la nutrition (3%) et de la rigidité musculaire (3%). Cette présentation de symptômes multiples corrobore le large spectre de profils de la SP chez les individus et confirme que les patients cherchent à soulager plusieurs symptômes simultanément. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-5101 size-full" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/3-MS_at_Sante_Cannabis_graphs_FR.jpg" alt="" width="1001" height="791" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/3-MS_at_Sante_Cannabis_graphs_FR.jpg 1001w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/3-MS_at_Sante_Cannabis_graphs_FR-300x237.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/3-MS_at_Sante_Cannabis_graphs_FR-768x607.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/3-MS_at_Sante_Cannabis_graphs_FR-479x379.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/3-MS_at_Sante_Cannabis_graphs_FR-767x606.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/3-MS_at_Sante_Cannabis_graphs_FR-570x450.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/3-MS_at_Sante_Cannabis_graphs_FR-600x474.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1001px) 100vw, 1001px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En ce qui concerne les antécédents de consommation de cannabis, la plupart des patients n&rsquo;étaient pas à leur premier essai de cannabis : 50 % avaient essayé le cannabis dans une tentative de se soigner eux-mêmes, 26,5 % l&rsquo;avaient essayé de manière récréative et 14,7 % ne l&rsquo;avaient jamais essayé.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Presque tous les patients ont reçu une autorisation pour un traitement incluant au moins un extrait d&rsquo;huile ingéré. 65% des patients ont reçu une prescription pour une formulation équilibrée en CBD et THC &#8211; car si la littérature suggère d&rsquo;utiliser le THC pour soulager certains symptômes de la SP, le CBD peut aider à contrebalancer certains des effets indésirables du THC.</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-5099 size-full" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/2-Blog_Cannabinoid_profile_FR.jpg" alt="" width="1000" height="501" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/2-Blog_Cannabinoid_profile_FR.jpg 1000w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/2-Blog_Cannabinoid_profile_FR-300x150.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/2-Blog_Cannabinoid_profile_FR-768x385.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/2-Blog_Cannabinoid_profile_FR-479x240.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/2-Blog_Cannabinoid_profile_FR-767x384.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/2-Blog_Cannabinoid_profile_FR-570x286.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/05/2-Blog_Cannabinoid_profile_FR-600x301.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Grâce à l&rsquo;utilisation de </span><a href="https://www.santecannabis.ca/recherche/"><span style="font-weight: 400;">nos données du monde réel</span></a><span style="font-weight: 400;">, notre clinique s&rsquo;efforce d&rsquo;offrir de meilleurs soins aux patients en faisant progresser la science. </span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">« Ça fait maintenant 42 ans que je vis avec la sclérose en plaques. J&rsquo;ai pris toutes sortes de médicaments et petit à petit, mes doses ont dû augmenter et je me suis retrouvée avec des doses très élevées pour plusieurs médicaments. J&rsquo;avais beaucoup d’effets secondaires et je me sentais parfois comme un zombie. J&rsquo;avais toujours de la douleur même si j’étais sur les plus hautes doses. C&rsquo;est à ce moment-là que mon neurologue m&rsquo;a parlé d&rsquo;une étude très sérieuse sur le cannabis médical et m&rsquo;a suggéré d&rsquo;y participer. J&rsquo;ai donc tenté ma chance malgré mes appréhensions sur le cannabis en général&#8230; Finalement, &#8230;, j&rsquo;ai pu à la fois réduire ma médication et contrôler ma douleur. Je me sens chanceuse que mon neurologue m&rsquo;ait envoyé dans cette direction. » Lisez le <a href="https://montrealgazette.com/news/multiple-sclerosis-patient-calls-medical-cannabis-trial-a-miracle">témoignage</a> de Joanne, une patiente de Santé Cannabis.</span></i></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">La combinaison d&rsquo;une formation formelle des professionnels de la santé et d&rsquo;une recherche de haute qualité est essentielle pour accroître la sélection des traitements de la SP et fournir les meilleurs soins aux patients. </span></span></h3>
<h3><span style="font-weight: 400;">Joignez-vous à nous pour travailler à l&rsquo;élaboration de traitements de la plus haute qualité pour les personnes avec la sclérose en plaques.  </span></h3>
<p><b>Santé Cannabis s&rsquo;engage à faire progresser les connaissances sur la SP et les traitements à base de cannabinoïdes, et à ce titre, nous offrons des services de recherche aux entreprises et aux institutions intéressées par le développement d&rsquo;études cliniques. </b></p>
<p><b>Pour les cliniciens qui traitent actuellement des personnes avec la SP et qui souhaitent inclure le cannabis médical à leur pratique, nos préceptorats sont disponibles pour tous les médecins locaux et internationaux. Pour les prescripteurs du Québec, nous offrons également un programme de formation gratuit sur les traitements à base de cannabinoïdes et sur la façon de les prescrire.</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Auteur</p>
<p>Dr. Lucile Rapin</p>
<div>
<div data-tid="messageBodyContainer">
<div data-tid="messageBodyContent">
<div>Un grand merci à <a href="https://www.santecannabis.ca/contrat-formation/">l&rsquo;équipe d&rsquo;Education clinique</a></div>
</div>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Ressources</span></span></h3>
<p><a href="https://scleroseenplaques.ca/"><span style="font-weight: 400;">https://scleroseenplaques.ca/</span></a><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><a href="https://scleroseenplaques.ca/sujets-dactualite/cannabis#"><span style="font-weight: 400;">https://scleroseenplaques.ca/sujets-dactualite/cannabis#</span></a></p>
<p><a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/" rel="license"><img decoding="async" style="border-width: 0;" src="https://i.creativecommons.org/l/by/4.0/88x31.png" alt="Licence Creative Commons" /></a><br />
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/" rel="license">Licence Creative Commons Attribution 4.0 International</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#039;autisme et le cannabis médical</title>
		<link>https://www.santecannabis.ca/autisme_cannabis_medical/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Erin Prosk]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 May 2021 17:47:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.santecannabis.ca/?p=4963</guid>

					<description><![CDATA[Trouble du spectre de l’autisme (TSA) : lorsque nous parlons d&#8217;autisme, il s’agit d&#8217;un spectre, ce qui signifie que chaque individu aura une combinaison unique&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Trouble du spectre de l’autisme (TSA) </b><span style="font-weight: 400;">: lorsque nous parlons d&rsquo;autisme, il s’agit d&rsquo;un spectre, ce qui signifie que chaque individu aura une combinaison unique de forces, de défis, de traits et de symptômes. Par conséquent, les expériences et les besoins de chaque personne varient individuellement. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">« Neurodivergent » est un terme générique qui désigne les personnes différentes quant à leur fonction neurologique ou la structure de leur cerveau ; « neurotypique » signifie le contraire. De nombreux défenseurs des droits des personnes avec un trouble du spectre de l’autisme veulent faire réaliser que de nombreux </span><i><span style="font-weight: 400;">symptômes</span></i><span style="font-weight: 400;"> des TSA peuvent être considérés comme des traits positifs, et qu&rsquo;ils sont fiers d&rsquo;être neurodivergents. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les signes et les symptômes d’un TSA peuvent être détectés dès l&rsquo;âge de 18 mois, et de nombreuses personnes reçoivent un diagnostic de TSA dans la petite enfance. Malheureusement, les enfants avec un TSA ont longtemps été stigmatisés et marginalisés, laissant les enfants, les parents et les proches aidants avec peu d&rsquo;aide et de ressources disponibles. Au cours des dernières décennies, de nombreux groupes de parents et organismes à but non lucratif (</span><a href="https://www.autisme.qc.ca/tsa.html;"><span style="font-weight: 400;">Fédération québécoise de l’autisme</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="http://autismequebec.org/"><span style="font-weight: 400;">Autisme Québec</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://autismcanada.org/"><span style="font-weight: 400;">Autism Canada</span></a><span style="font-weight: 400;">) ont été créés pour soutenir et partager des ressources sur le TSA.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Certains de ces groupes font maintenant de l&rsquo;éducation, de la défense des droits et la promotion de l&rsquo;utilisation du cannabis médical dans le TSA (</span><a href="https://wpa4a.org/"><span style="font-weight: 400;">Whole Plant Access for Autism</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://pathfindersforautism.org/"><span style="font-weight: 400;">Pathfinders for Autism</span></a><span style="font-weight: 400;">). Ces groupes jouent un rôle essentiel dans les changements de politique en matière de législation sur le cannabis médical.  </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #636466;">Exploration de la logique et des données probantes pour l&rsquo;utilisation du cannabis médical dans les troubles du spectre de l&rsquo;autisme</span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Le cannabis médical est un traitement spécial à sa façon ; il n&rsquo;a pas le statut de médicament (pas de numéro d&rsquo;identification de drogue, DIN), mais il est disponible comme traitement dans le cadre d’un programme d&rsquo;accès distinct (</span><a href="https://www.canada.ca/en/health-canada/services/drugs-medication/cannabis/medical-use-cannabis.html"><span style="font-weight: 400;">Santé Canada</span></a><span style="font-weight: 400;">). En effet, bien qu&rsquo;il existe de nombreuses preuves historiques de l&rsquo;utilisation du cannabis pour un large éventail de conditions, il est logique que l&rsquo;innocuité et l&rsquo;efficacité du cannabis soient prouvées selon nos normes modernes avant que la médecine du 21e siècle ne l&rsquo;assimile complètement.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le cannabis est devenu extrêmement à la mode au Canada après sa légalisation pour un usage récréatif adulte en 2018. L&rsquo;un des résultats positifs est la diminution de la stigmatisation et le fait que les gens parlent maintenant plus librement du cannabis &#8211; partageant également des anecdotes sur les effets thérapeutiques potentiels dans une variété de conditions médicales. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le trouble du spectre de l’autisme est l&rsquo;une de ces conditions, et cette publication vise à expliquer pourquoi le cannabis médical peut aider et pourquoi il n&rsquo;est pas largement prescrit à l&rsquo;heure actuelle.</span></p>
<h1><span style="font-weight: 400;">Mais tout d&rsquo;abord, qu&rsquo;est-ce que le trouble du spectre de l’autisme (TSA) ?</span></h1>
<p><span style="font-weight: 400;">Le trouble du spectre de l&rsquo;autisme est une condition neurodéveloppementale qui affecte les sphères sociale, communicationnelle et comportementale avec une intensité variable. Il est important de souligner que depuis quelques années, le terme “Condition du spectre de l’autisme” (</span><i><span style="font-weight: 400;">Autism Spectrum Condition (ASC)</span></i><span style="font-weight: 400;"> en anglais) est utilisé afin de réduire la stigmatisation entourant le mot “trouble” et inclure les forces et les difficultés des personnes vivant avec cette condition. Dans le cadre de cet article de blog, nous utiliserons le terme médical recensé dans la majorité de la littérature passée en revue, cad TSA. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sa prévalence a augmenté au cours de la dernière décennie, touchant 1 enfant sur 54 (</span><a href="https://www.cdc.gov/ncbddd/autism/data.html"><span style="font-weight: 400;">Center for Disease Control and Prevention</span></a><span style="font-weight: 400;">). Il semble toucher davantage les garçons que les filles (</span><a href="https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/ss/ss6904a1.htm?s_cid=ss6904a1_w"><span style="font-weight: 400;">Center for Disease Control and Prevention</span></a><span style="font-weight: 400;">). Bien que des différences liées au sexe puissent exister dans l’autisme, ce ratio pourrait également etre biaisé par le fait que les filles sont souvent mal diagnostiquées ou diagnostiquées plus tardivement (</span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31760407/"><span style="font-weight: 400;">Rynkiewicz et al., 2019</span></a><span style="font-weight: 400;">). Le sujet de la méthodologie de recherche uniquement axée sur les hommes n’est pas nouveau et nous l’abordons de manière plus approfondie dans un </span><a href="https://www.santecannabis.ca/resources/blog/sante-des-femmes-cannabis-medical/"><span style="font-weight: 400;">récent article</span></a><span style="font-weight: 400;"> sur les lacunes dans la recherche sur la santé des femmes. </span></p>
<h2><span style="color: #636466;">Le TSA, une condition aux multiples facettes</span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Les symptômes centraux du TSA cohabitent généralement avec une myriade d’autres symptômes secondaires, ce qui rend la présentation du trouble unique à chaque patient. Les symptômes centraux (aussi appelés la diade autistique) comprennent des difficultés importantes dans les domaines de l&rsquo;interaction sociale et de la communication ainsi que des comportements restreints et répétitifs (selon le DSM-V). Les symptômes secondaires sont les troubles moteurs, l&rsquo;anxiété, les comportements anormaux et les troubles du sommeil. D’autres troubles associés incluent l&rsquo;épilepsie, la douleur, les maux de tête, le trouble obsessif compulsif (TOC), le syndrome de la Tourette, les allergies respiratoires et cutanées et les symptômes gastro-intestinaux (constipation, diarrhée, syndrome du côlon irritable). La déficience intellectuelle est présente chez environ un tiers des patients avec TSA et peut aggraver certains de ces symptômes (</span><a href="https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/ss/ss6904a1.htm?s_cid=ss6904a1_w"><span style="font-weight: 400;">Center for Disease Control and Prevention</span></a><span style="font-weight: 400;">).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les symptômes centraux et secondaires peuvent affecter considérablement la qualité de vie de l&rsquo;enfant et de toute la famille. De plus, les problèmes de communication présents dans le TSA rendent difficile l&rsquo;identification des troubles associés. Par exemple, un enfant avec trouble du spectre de l’autisme peut ne pas percevoir et communiquer la douleur comme le ferait un enfant neurotypique.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">« Comme dans n’importe quelle famille, il y a toute une dynamique entre l&rsquo;enfant avec TSA ou qui présente des symptômes similaires, ses parents et les autres enfants. Les crises de colère violentes et le comportement suicidaire subséquents sont extrêmement difficiles à gérer et traumatisants pour tout le monde. Trouver le bon traitement aide l&rsquo;enfant affecté ainsi que toute la dynamique familiale. » &#8211; Ramzy Wahhab, parent d&rsquo;un enfant avec des symptômes du TSA.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le diagnostic d’un TSA est une tâche complexe et peut prendre plusieurs mois avant d’être confirmé. Présentement, le diagnostic repose sur le médecin qui évalue les comportements et leurs trajectoires de développement. </span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-4883" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/3-Blog-distressed-child-body-photos.jpg" alt="" width="1000" height="500" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/3-Blog-distressed-child-body-photos.jpg 1000w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/3-Blog-distressed-child-body-photos-300x150.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/3-Blog-distressed-child-body-photos-768x384.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/3-Blog-distressed-child-body-photos-479x240.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/3-Blog-distressed-child-body-photos-767x384.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/3-Blog-distressed-child-body-photos-570x285.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/3-Blog-distressed-child-body-photos-600x300.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<h2><span style="color: #636466;">Étiologie : Causes et facteurs de risque</span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, comme les facteurs génétiques, périnataux et environnementaux. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En ce qui concerne les facteurs génétiques, certaines études mettent en évidence un risque plus élevé de développer un TSA si un frère ou une sœur en a un ; d&rsquo;autres montrent que certaines conditions génétiques (syndrome du X fragile ou anomalies chromosomiques, par exemple) sont associées à un risque plus élevé de développer un TSA (</span><a href="https://www.annualreviews.org/doi/abs/10.1146/annurev-genom-091212-153431"><span style="font-weight: 400;">Huguet et al., 2013</span></a><span style="font-weight: 400;">).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La littérature actuelle indique que l&rsquo;exposition à de multiples facteurs périnataux pourrait augmenter le risque de développer un TSA, comme une malformation congénitale, des complications à l&rsquo;accouchement, un mauvais état à la naissance et la prise de médicaments par la mère (c&rsquo;est-à-dire des antidépresseurs, du valproate) (</span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21746727%20https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3387855/"><span style="font-weight: 400;">Gardener et al 2011</span></a><span style="font-weight: 400;">). </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Certains facteurs environnementaux peuvent également jouer un rôle dans le développement d’un TSA; par exemple, avoir des parents âgés peut augmenter le risque de TSA (</span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28413424%20https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5377970/"><span style="font-weight: 400;">Karimi et al 2017</span></a><span style="font-weight: 400;">). Cependant, aucun lien entre les vaccins et le TSA n&rsquo;a été trouvé &#8211; pour plus d&rsquo;informations pour briser ce mythe, lisez cet excellent </span><a href="https://lepharmachien.com/vaccins/"><span style="font-weight: 400;">article de blog</span></a><span style="font-weight: 400;"> par un pharmacien québécois.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le TSA est une condition très complexe dont l’étiologie et la présentation des symptômes varient. Il est donc d&rsquo;autant plus difficile de mettre au point des traitements pharmacologiques ciblés, en particulier pour les symptômes centraux de l’autisme. La plupart des études portent sur les symptômes secondaires et les troubles associés, mais il y a un grand manque de recherche sur les symptômes centraux (diade autistique) &#8211; pour lesquels aucun traitement n&rsquo;est actuellement approuvé.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #636466;">Traitements disponibles pour les symptômes secondaires</span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">À ce jour, deux médicaments antipsychotiques (soient la rispéridone et l&rsquo;aripiprazole) sont approuvés par un organisme de réglementation américain (FDA) pour traiter les troubles du comportement associés au TSA (agressivité et irritabilité) chez les enfants. Ces médicaments sont généralement utilisés dans les troubles psychiatriques comme la schizophrénie. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">D’autres traitements fréquemment utilisés sont les sédatifs, les antidépresseurs et les anticonvulsivants. Habituellement, une combinaison d&rsquo;interventions non pharmacologiques (comme la thérapie comportementale) et de traitements pharmacologiques permet de réduire les symptômes et d&rsquo;améliorer la qualité de vie. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cependant, ces traitements pharmacologiques ciblent des symptômes secondaires du TSA et ont des effets indésirables importants, comme la prise de poids. Les parents, les proches aidants et les professionnels de la santé examinent donc des traitements alternatifs dont le rapport risque/bénéfice est plus acceptable. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #636466;">Comment le cannabis médical peut-il aider dans l’autisme ?</span></h2>
<blockquote>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;">Introduction au système endocannabinoïde : </span></h3>
<p><em><span style="color: #00b8ad;"> le système endocannabinoïde est présent dans tout le système nerveux central et périphérique sous forme de neurotransmetteurs et de récepteurs spécifiques. Notre corps produit de nombreux endocannabinoïdes naturels ; lorsqu&rsquo;ils se lient aux récepteurs, ils produisent des effets sur le système nerveux (</span><a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0003426607800047"><i><span style="font-weight: 400;">Bricaire et Brue, 2007</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">; </span></i><a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1016/j.ijdevneu.2019.03.002"><i><span style="font-weight: 400;">Zou et al., 2019</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">).</span></i></em></p>
<p><i><span style="font-weight: 400; color: #00b8ad;">Ces récepteurs sont exprimés à des niveaux très faibles dans la région du cerveau responsable de la respiration. Il n&rsquo;est donc pas possible de mourir d&rsquo;une surdose de cannabis (</span></i><a href="https://www.who.int/medicines/access/controlled-substances/Section3-thc-Toxicology.pdf?ua=1"><i><span style="font-weight: 400;">Organisation mondiale de la Santé</span></i></a><i><span style="font-weight: 400; color: #00b8ad;">), contrairement à d&rsquo;autres drogues ou médicaments. </span></i></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-4924" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-2.jpg" alt="" width="1000" height="500" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-2.jpg 1000w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-2-300x150.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-2-768x384.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-2-479x240.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-2-767x384.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-2-570x285.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-2-600x300.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<blockquote><p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" rel="license"><img decoding="async" style="border-width: 0;" src="https://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/4.0/88x31.png" alt="Licence Creative Commons" /></a><br />
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" rel="license">Licence Creative Commons Attribution &#8211; Pas d&rsquo;Utilisation Commerciale &#8211; Pas de Modification 4.0 International</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">On remarque que le système endocannabinoïde semble affecté dans l&rsquo;autisme : les niveaux d&rsquo;anandamide, un endocannabinoïde, sont plus faibles chez les enfants avec un TSA par rapport au groupe témoin. (</span><a href="https://molecularautism.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13229-018-0203-y"><span style="font-weight: 400;">Karhson et al. 2018</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6354384/"><span style="font-weight: 400;">Aran et al. 2019</span></a><span style="font-weight: 400;">) Cette diminution mesurée de l&rsquo;anandamide peut être le signe d&rsquo;un déséquilibre du système endocannabinoïde pouvant avoir un impact sur le bon fonctionnement du corps.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si effectivement le système endocannabinoïde est déséquilibré, une solution thérapeutique consiste à tenter de rétablir l&rsquo;équilibre avec des cannabinoïdes synthétiques ou végétaux. Actuellement, il faut plus d’études cliniques pour mieux comprendre le fonctionnement du système endocannabinoïde et la façon dont il peut être affecté dans le TSA.</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-4926" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-1.jpg" alt="" width="1000" height="748" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-1.jpg 1000w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-1-300x224.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-1-768x574.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-1-479x358.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-1-767x574.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-1-570x426.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/MicrosoftTeams-image-1-600x449.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p><a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" rel="license"><img decoding="async" style="border-width: 0;" src="https://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/4.0/88x31.png" alt="Licence Creative Commons" /></a><br />
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" rel="license">Licence Creative Commons Attribution &#8211; Pas d&rsquo;Utilisation Commerciale &#8211; Pas de Modification 4.0 International</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #636466;">La recherche clinique sur le cannabis médical et le TSA</span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">En ce moment, il existe un très petit nombre d&rsquo;essais cliniques publiés sur les cannabinoïdes et le TSA, et un seul essai contrôlé randomisé (ECR) &#8211; la référence parmi les essais cliniques. Pour cette raison, il n&rsquo;y a présentement pas assez de données probantes sur les avantages et les risques potentiels des cannabinoïdes et le cannabis médical dans le trouble du spectre de l&rsquo;autisme (</span><a href="https://bmcpsychiatry.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12888-019-2259-4"><span style="font-weight: 400;">Agarwal et al. 2019</span></a><span style="font-weight: 400;">). Le niveau d’évidence scientifique n&rsquo;est que préliminaire (</span><a href="https://www.mdpi.com/2https://www.mdpi.com/2076-3425/10/9/572076-3425/10/9/572"><span style="font-weight: 400;">Fusar-poli et al. 2020</span></a><span style="font-weight: 400;">), car la recherche ne fait que commencer.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Examinons les données probantes préliminaires obtenues à partir de ces quelques essais cliniques (</span><a href="https://www.semanticscholar.org/paper/Use-of-dronabinol-(delta-9-THC)-in-autism%3A-A-with-Kurz-Blaas/f5586116b4f10840131970c85663770a504ee42b"><span style="font-weight: 400;">Kurz and Blaas, 2010</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://www.jns-journal.com/article/S0022-510X(17)33120-9/fulltext"><span style="font-weight: 400;">Kuester et al. 2017</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30382443/"><span style="font-weight: 400;">Aran et al. 2019</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6333745/"><span style="font-weight: 400;">Barchel et al. 2019</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30655581"><span style="font-weight: 400;">Bar-Lev Schleider et al. 2019</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://www.frontiersin.org/article/10.3389/fneur.2019.01145"><span style="font-weight: 400;">Fleury-Teixeira et al. 2019</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://doi.org/10.1186/s13256-020-02478-7"><span style="font-weight: 400;">Ponton et al. 2020</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://n.neurology.org/content/94/15_Supplement/1648"><span style="font-weight: 400;">McVige et al. 2020</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1071909120300449"><span style="font-weight: 400;">Mostafavi et al. 2020</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7860205/pdf/13229_2021_Article_420.pdf"><span style="font-weight: 400;">Aran et al. 2021</span></a><span style="font-weight: 400;">).</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">La plupart des études ont analysé une formulation de cannabidiol (CBD) et de delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), plusieurs d&rsquo;entre elles utilisant un ratio de CBD:THC de 20:1 ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Une étude a évalué les effets du dronabinol (THC synthétique) sur un patient avec TSA ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Toutes les études constatent une amélioration de certains symptômes (comportement, épilepsie, troubles du sommeil, hyperactivité) ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Certaines rapportent des améliorations des symptômes centraux (communication, interaction sociale) (</span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30655581"><span style="font-weight: 400;">Bar-Lev Schleider et al. 2019</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://www.frontiersin.org/article/10.3389/fneur.2019.01145"><span style="font-weight: 400;">Fleury-Teixeira et al. 2019</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://doi.org/10.1186/s13256-020-02478-7"><span style="font-weight: 400;">Ponton et al. 2020</span></a><span style="font-weight: 400;"> ; </span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7860205/pdf/13229_2021_Article_420.pdf"><span style="font-weight: 400;">Aran et al. 2021</span></a><span style="font-weight: 400;">).</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">Une étude récente a comparé un extrait de la plante de cannabis (avec un ratio de CBD:THC de 20:1) à une formulation purifiée de THC et de CBD (également avec un ratio de CBD:THC de 20:1) et à un placebo (</span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7860205/pdf/13229_2021_Article_420.pdf"><span style="font-weight: 400;">Aran et al. 2021</span></a><span style="font-weight: 400;">). Ce choix de méthodologie est particulièrement intéressant, car il permet de comprendre si les cannabinoïdes moins connus et les terpènes présents dans la plante de cannabis peuvent contribuer aux effets thérapeutiques potentiels. </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">49 % des patients ont eu une réponse positive avec l&rsquo;extrait de cannabis, ce qui est significatif par rapport aux 21 % de réponse positive avec le placebo ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">38 % des patients ont eu une réponse positive avec la formulation de cannabinoïdes purifiée, mais la différence n&rsquo;est pas significative par rapport à l&rsquo;extrait de cannabis.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">Globalement, ces études indiquent qu&rsquo;un traitement riche en CBD pourrait avoir un effet sur certains symptômes du TSA, principalement l&rsquo;anxiété, l&rsquo;épilepsie et les troubles du sommeil. Comparativement au THC, le CBD n&rsquo;a pas d&rsquo;effet psychoactif et il a été démontré qu&rsquo;il peut produire des effets anxiolytiques (réduction de l&rsquo;anxiété) (</span><a href="https://www.japha.org/article/S1544-3191(19)30514-X/fulltext"><span style="font-weight: 400;">Skelley et al., 2020</span></a><span style="font-weight: 400;">). Cela pourrait expliquer pourquoi les traitements riches en CBD sont privilégiés pour traiter les symptômes de pathologies pédiatriques telles que le TSA. Le cannabis médical, en particulier les traitements riches en CBD, pourrait aider les symptômes secondaires, ce qui pourrait en retour améliorer la qualité de vie générale. Il est difficile de tirer des conclusions précises à l&rsquo;heure actuelle, mais c’est encourageant de constater que la recherche se poursuit; des essais cliniques sont d’ailleurs en cours pour étudier plus en profondeur l&rsquo;impact du CBD sur le TSA (</span><a href="https://clinicaltrials.gov/ct2/results?recrs=&amp;cond=Autism+Spectrum+Disorder&amp;term=cannabidiol&amp;cntry=&amp;state=&amp;city=&amp;dist="><span style="font-weight: 400;">clinical trials.gov</span></a><span style="font-weight: 400;">). </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cependant, en plus des obstacles liés à la réglementation du cannabis (ex: obtenir des produits du cannabis et une licence de recherche sur le cannabis), il faut aussi reconnaître le défi particulier de réaliser des essais cliniques dans la population pédiatrique: celle-ci nécessite le consentement des parents, des examens éthiques poussés et d&rsquo;autres mesures visant à garantir la protection adéquate de cette population vulnérable.</span></p>
<h2><span style="color: #636466;">Alors pourquoi utiliser le cannabis médical pour les symptômes du TSA ?<br />
</span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Le niveau actuel des connaissances scientifiques est insuffisant pour confirmer le rôle thérapeutique potentiel des produits à base de cannabinoïdes dans le TSA. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Comme pour de nombreuses indications potentielles au cannabis médical, les données scientifiques provenant d&rsquo;études de qualité, significatives et sur le long terme sont plus limitées que ce qu’on voudrait pour passer à la pratique clinique. Cependant, la réalité de beaucoup de patients et de leurs proches aidants est que les traitements conventionnels n&rsquo;ont pas fonctionné et le cannabis médical représente souvent une option de traitement de dernier recours.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Comme pour l&rsquo;utilisation hors indication de médicaments, le cannabis médical est parfois essayé pour soulager des conditions pour lesquelles les données probantes sont maigres et où les risques sont également faibles. Les effets indésirables les plus communs associés au cannabis médical (incluant à la fois le CBD et le THC) comprennent des étourdissements, la somnolence, des maux de tête, la nausées et la sécheresse de la bouche, dont la plupart sont légers et transitoires (</span><a href="https://www.cmaj.ca/content/178/13/1669"><span style="font-weight: 400;">Wang et al., 2008</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="https://doi.org/10.1038/s41386-020-0667-2%20https://www.nature.com/articles/s41386-020-0667-2"><span style="font-weight: 400;">Chesney et al., 2020</span></a><span style="font-weight: 400;"> pour le CBD en particulier). Les effets indésirables graves sont rares. Aussi, un produit pharmaceutique riche en CBD a récemment été approuvé par la FDA pour traiter les crises d&rsquo;épilepsie réfractaires chez les enfants (</span><a href="https://www.fda.gov/news-events/press-announcements/fda-approves-new-indication-drug-containing-active-ingredient-derived-cannabis-treat-seizures-rare#:~:text=Today%2C%20the%20U.S.%20Food%20and,year%20of%20age%20and%20older.&amp;text=This%20is%20the%20only%20FDA,drug%20substance%20derived%20from%20cannabis"><span style="font-weight: 400;">communiqué de presse de la FDA</span></a><span style="font-weight: 400;">), mais n&rsquo;est toujours pas approuvé au Canada. Avec des indications modérées d&rsquo;amélioration des symptômes combinées à un profil de sécurité acceptable, le cannabis médical peut représenter un rapport risques/avantages plus souhaitable pour traiter certains symptômes du TSA.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Avant de prescrire à un patient &#8211; en particulier à un enfant &#8211; un traitement non conventionnel tel que le cannabis médical, l&rsquo;équipe médicale et la famille doivent faire un calcul prudent qui implique de comprendre les risques globaux, d’avoir fait l’essai d&rsquo;autres médicaments sans succès et d’être prêt à essayer un nouveau traitement qui peut bien fonctionner ou pas, mais qui est moins susceptible de provoquer des effets indésirables graves. Dans ce type de calcul des risques et des avantages, les données du monde réel issues d’études observationnelles peuvent aider en l’absence d’essais contrôlés randomisés suffisants.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-4890" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/5-Blog-child-future-research-body-photos-1.jpg" alt="" width="1000" height="500" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/5-Blog-child-future-research-body-photos-1.jpg 1000w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/5-Blog-child-future-research-body-photos-1-300x150.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/5-Blog-child-future-research-body-photos-1-768x384.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/5-Blog-child-future-research-body-photos-1-479x240.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/5-Blog-child-future-research-body-photos-1-767x384.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/5-Blog-child-future-research-body-photos-1-570x285.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/04/5-Blog-child-future-research-body-photos-1-600x300.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<h2><span style="color: #636466;">Le TSA à Santé Cannabis</span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans notre clinique, nous traitons les enfants avec une extrême prudence ; nous n&rsquo;acceptons que les patients pédiatriques avec une demande de consultation formelle de leur pédiatre, spécialiste ou de leur médecin traitant. La demande doit indiquer que plusieurs traitements conventionnels ont été essayés sans succès et que le médecin référent souhaite aborder le cannabis médical comme traitement de dernier recours. La communication entre le médecin de notre clinique et le médecin référent de l&rsquo;enfant est également essentielle pour assurer des soins et un suivi optimaux durant le traitement au cannabis médical. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Chez Santé Cannabis, nous ne faisons actuellement pas de recherche observationnelle sur les patients de moins de 18 ans. Cependant, nous comptabilisons le nombre de patients (adultes et enfants) qui ont été vus : du 14 juillet 2020 au 31 mars 2021, nous avons vu environ 1 460 patients, et 17 (1,16 %) ont un diagnostic de TSA (abrégé à autisme dans nos dossiers). </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #636466;">Et ensuite ? </span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">En plus d&rsquo;étudier de façon plus approfondie l&rsquo;innocuité et l&rsquo;efficacité du cannabis médical dans le TSA, de la recherche est nécessaire sur l&rsquo;utilisation à long terme du cannabis médical afin d&rsquo;évaluer ses effets secondaires ainsi que son impact potentiel sur le développement du cerveau des enfants. Par ailleurs, le fait de différencier les avantages et les effets indésirables appartenant respectivement au CBD et au THC permettra de développer des médicaments spécialement destinés à la population pédiatrique. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il nous faut aussi plus d&rsquo;informations sur les autres cannabinoïdes et les terpènes présents dans les produits à base de cannabis médical, soit des informations sur leur concentration exacte et sur les effets thérapeutiques potentiels de ces composés moins connus. Ces informations nous permettront de mieux comprendre la nature distincte des médicaments synthétiques par rapport aux médicaments à base de cannabinoïdes extraits de la plante de cannabis.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Heureusement, certaines ressources sont disponibles pour combler ce qui nous manque comme connaissances. En particulier, les données du monde réel issues d&rsquo;études observationnelles peuvent fournir des données probantes qui peuvent aider à orienter les études contrôlées randomisées. Chaque information qui peut être extraite est essentielle pour évaluer le rapport risques-avantages du cannabis médical dans le TSA. Bien que les essais contrôlés randomisés restent la référence et un passage obligé pour le développement de médicaments sur ordonnance, les données du monde réel peuvent compléter les résultats des essais contrôlés randomisés et fournir des informations plus proches de la réalité de la pratique clinique. À Santé Cannabis, nous travaillons sans relâche à faire progresser la recherche sur le cannabis médical, que ce soit par nos études observationnelles et nos services de recherche ou encore par le travail essentiel de diffusion avec nos événements et nos publications.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La progression de la recherche pourrait également inciter les régimes d&rsquo;assurance-maladie provinciaux (en l&rsquo;occurrence, la RAMQ) à couvrir le cannabis médical s&rsquo;il est démontré qu&rsquo;il a des effets thérapeutiques. Pour beaucoup de personnes intéressées à essayer le cannabis médical pour traiter les symptômes comportementaux, le coût du traitement est prohibitif ; présentement, les plans de traitement reposant sur les produits à base de CBD &#8211; préférés à ceux à base de THC pour les enfants, mais aussi plus chers &#8211; peuvent coûter jusqu&rsquo;à 1 000 $ par mois, soit 12 000 $ par an.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans notre mission de défense des droits des patients, nous considérons que la recherche de haute qualité est le moyen de faire entrer ces traitements complémentaires dans la pratique courante, de donner confiance aux médecins de prescrire en toute connaissance de cause, d’obtenir une couverture d&rsquo;assurance et de réduire les essais et les erreurs dans la recherche du bon dosage. Par conséquent, nous continuerons à traiter et à étudier le TSA dans notre clinique pour contribuer à la base de connaissances ; et comme pour tout diagnostic ou symptôme, nous sommes intéressés à explorer le sujet de façon plus approfondie avec les bons partenaires.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour en savoir plus sur la recherche en cours et sur de nouveaux projets potentiels, <a href="https://www.santecannabis.ca/recherche/">explorez notre page </a></span></p>
<p><em>Authors: Charlotte Bastin, Dr. Lucile Rapin</em></p>
<p><a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" rel="license"><img decoding="async" style="border-width: 0;" src="https://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/4.0/88x31.png" alt="Licence Creative Commons" /></a><br />
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" rel="license">Licence Creative Commons Attribution &#8211; Pas d&rsquo;Utilisation Commerciale &#8211; Pas de Modification 4.0 International</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;">Ressources/autres sites web qui parlent du TSA : /span&gt;</span></h3>
<p><a href="https://www.cdc.gov/ncbddd/autism/index.html"><span style="font-weight: 400;">https://www.cdc.gov/ncbddd/autism/index.html</span></a></p>
<p><a href="https://www.autism-insar.org/"><span style="font-weight: 400;">https://www.autism-insar.org/</span></a></p>
<p><a href="https://paroledautiste.org/"><span style="font-weight: 400;">https://paroledautiste.org/</span></a></p>
<p><b>TSA et le cannabis médical :</b></p>
<p><a href="https://autismsciencefoundation.org/what-is-autism/statement-on-use-of-medical-marijuana-for-people-with-autism/"><span style="font-weight: 400;">https://autismsciencefoundation.org/what-is-autism/statement-on-use-of-medical-marijuana-for-people-with-autism/</span></a></p>
<p><a href="https://www.spectrumnews.org/news/cannabis-and-autism-explained/"><span style="font-weight: 400;">https://www.spectrumnews.org/news/cannabis-and-autism-explained/</span></a></p>
<p><a href="https://www.therecoveryvillage.com/mental-health/autism/related/medical-marijuana-and-autism/"><span style="font-weight: 400;">https://www.therecoveryvillage.com/mental-health/autism/related/medical-marijuana-and-autism/</span></a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La santé des femmes : lacunes dans la recherche clinique et sur le cannabis médical</title>
		<link>https://www.santecannabis.ca/sante-des-femmes-cannabis-medical/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Erin Prosk]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Mar 2021 18:44:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Recherche et innovation]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Journée Mondiale de la fibromyalgie]]></category>
		<category><![CDATA[recherche sur le cannabis]]></category>
		<category><![CDATA[traitement medical à base de cannabis]]></category>
		<category><![CDATA[traitement médical à base de cannabis pour la fibromyalgie]]></category>
		<category><![CDATA[traitement medical au cannabis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.santecannabis.ca/?p=4678</guid>

					<description><![CDATA[Les lacunes sur la santé des femmes, le cannabis et les femmes en tant que patientes et pionnières du secteur. Le 8 mars était la&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="color: #636466;"><strong>Les lacunes sur la santé des femmes, le cannabis et les femmes en tant que patientes et pionnières du secteur.</strong></span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Le 8 mars était la Journée internationale de la femme et cette année, le thème est </span><a href="https://www.internationalwomensday.com/"><span style="font-weight: 400;">#ChooseToChallenge</span></a><span style="font-weight: 400;">. Ce thème souligne l&rsquo;importance de remettre en question les préjugés et les idées fausses dans le but de créer un monde plus inclusif et plus égalitaire pour tous les genres.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À Santé Cannabis, ce thème nous a interpellés. Nous reconnaissons le fait que la communauté médicale et l&rsquo;industrie du cannabis médical ont certains préjugés et idées fausses sur la santé des femmes, entre autres sur les effets du cannabis médical, les habitudes de consommation et l&rsquo;impact sur la vie familiale et professionnelle.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Nous reconnaissons également que les chercheurs et les professionnels de la santé font des efforts considérables pour corriger ces injustices qui persistent depuis longtemps.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Nous devons constamment nous remettre en question et nous demander : en faisons-nous assez pour faire valoir les droits des femmes dans notre clinique et dans le cadre de nos projets de recherche ? </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Notre objectif sera de continuer à aller plus loin que le statu quo, non seulement en mars, mois de l&rsquo;histoire des femmes, mais aussi chaque jour après.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans ce texte, nous allons explorer les lacunes existantes relatives à la santé féminine, ainsi que l’association entre le cannabis et les femmes en tant que patientes et pionnières du secteur.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4660 size-full" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_gap_International_Womens_Day.jpg" alt="Femme sautant par dessus le gouffre de l'absence de connaissance sur la santé des femmes" width="1000" height="400" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_gap_International_Womens_Day.jpg 1000w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_gap_International_Womens_Day-300x120.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_gap_International_Womens_Day-768x307.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_gap_International_Womens_Day-479x192.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_gap_International_Womens_Day-767x307.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_gap_International_Womens_Day-570x228.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_gap_International_Womens_Day-600x240.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #636466;"><strong>Manque de connaissances sur la santé des femmes </strong></span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la pratique médicale moderne, les femmes reçoivent un traitement égal à celui des hommes, n&rsquo;est-ce pas ? </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pas toujours.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une excellente introduction au sujet nous vient de la Dr Alyson J. McGregor (MD), directrice de la division du premier programme de médecine d&rsquo;urgence liée au sexe et au genre (</span><i><span style="font-weight: 400;">Sex and Gender Emergency Medicine</span></i><span style="font-weight: 400;">) à la Alpert Medical School de la Brown University (aux États-Unis), et de son livre : </span><a href="https://www.alysonmcgregormd.com/book"><span style="font-weight: 400;">Sex Matters: How Male-Centric Medicine Endangers Women’s Health—and What We Can Do About It</span></a><span style="font-weight: 400;">. L&rsquo;autrice y expose clairement les disparités actuelles sur la recherche médicale entre les hommes et les femmes et les défis auxquels les femmes sont confrontées dans ce qu&rsquo;elle appelle « le système médical centré sur l&rsquo;homme ».</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">«</span><b> Le modèle de médecine centré sur l&rsquo;homme est tellement omniprésent dans nos systèmes de santé, nos procédures de soins et notre philosophie que beaucoup ne se rendent même pas compte de son existence. À cette époque de grands progrès en médecine, la plupart des gens supposent que les différences des femmes sont déjà prises en compte &#8211; mais rien n&rsquo;est plus faux.</b><span style="font-weight: 400;"> » &#8211; docteure Alyson McGregor (traduction libre)</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les hommes et les femmes diffèrent non seulement au niveau de leurs organes reproducteurs, mais aussi sur le plan biochimique en raison des hormones sexuelles et de leurs effets multisystémiques. Ces différences essentielles devraient avoir un impact sur la manière dont la médecine est pratiquée et dont la recherche est menée.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Toutefois, comme l&rsquo;explique si bien le livre de la Dr McGregor, il existe un important manque de connaissances faisant que les hommes et les femmes ne bénéficient pas de façon équitable de la recherche clinique et des soins médicaux. C&rsquo;est un fait connu qu&rsquo;il existe des différences physiologiques importantes dans la fonction cardiaque entre les hommes et les femmes (par exemple, la susceptibilité à l&rsquo;allongement de l&rsquo;intervalle QT et aux arythmies cardiaques graves) (</span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5803639/"><span style="font-weight: 400;">article</span></a><span style="font-weight: 400;">). Ces distinctions entre les sexes, associées à un manque de sensibilisation, se traduisent par des différences dans le diagnostic et le traitement pour les femmes atteintes d&rsquo;une maladie cardiaque comparé aux hommes. Les résultats pour les femmes sont moins bons (lire ici que </span><i><span style="font-weight: 400;">les femmes meurent plus que les hommes</span></i><span style="font-weight: 400;">), mais les choses commencent à changer grâce à une plus grande sensibilisation et à de la recherche mieux pensée. (</span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26811316/"><span style="font-weight: 400;">article</span></a><span style="font-weight: 400;">)</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En recherche clinique, les femmes sont exclues des premières phases d’étude en raison de leur capacité de procréation qu’on cherche à protéger. C&rsquo;est la norme et ces exclusions trouvent leur origine dans les travaux internationaux visant à améliorer l&rsquo;éthique de la recherche (</span><a href="https://www.wma.net/policies-post/wma-declaration-of-helsinki-ethical-principles-for-medical-research-involving-human-subjects/"><span style="font-weight: 400;">Déclaration d&rsquo;Helsinki de l&rsquo;AMM</span></a><span style="font-weight: 400;">; </span><a href="http://www.frqsc.gouv.qc.ca/documents/10191/186011/Rapport_Belmont_1974.pdf/511806ff-69c4-4520-a8f8-7d7f432a47ff"><span style="font-weight: 400;">Rapport Belmont</span></a><span style="font-weight: 400;">).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Suivant les normes éthiques actuelles, une femme en âge de procréer n&rsquo;a pas l’option de fournir un consentement libre et éclairé indiquant qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas l&rsquo;intention d&rsquo;avoir des enfants, ce qui, hypothétiquement, pourrait lui permettre de participer à la première phase de recherche clinique. Par la suite, les médicaments ou traitements qui sont jugés sûrs pour les hommes passent aux phases d&rsquo;essai suivantes où les femmes sont généralement incluses, sans vraiment considérer si les effets secondaires varient en fonction du sexe. En effet, pour déterminer s&rsquo;il existe des différences en fonction du sexe dans l&rsquo;efficacité du traitement et les effets indésirables, il faudrait logiquement analyser les données par sexe.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De manière frappante, un </span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5803639/"><span style="font-weight: 400;">article de 2017</span></a><span style="font-weight: 400;">  rapporte que sur 100 essais contrôlés randomisés au Canada, 98% des études ont mentionné le sexe des sujets dans les caractéristiques sociodémographiques, mais seulement 6% ont rapporté des analyses de sous-groupes par rapport au sexe. Parmi celles-ci, une seule étude a commenté les défis méthodologiques liés à l&rsquo;analyse des sous-groupes ou à l’interprétation des résultats et les implications pour la pratique clinique. La recherche clinique doit s&rsquo;améliorer pour mieux servir </span><b>tous</b><span style="font-weight: 400;"> les sujets des essais cliniques.</span></p>
<h2><strong><span style="color: #636466;">Les femmes et le cannabis</span></strong></h2>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Les patientes sous traitement au cannabis médical</span></span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">De juillet à novembre 2020, 64% des patients suivis à Santé Cannabis étaient des femmes. Très fréquemment, notre équipe médicale voit des patient.e.s qui ont essayé plusieurs médicaments et traitements sans succès. Ils et elles sont souvent fatigués et cherchent simplement quelque chose qui fonctionne pour les soulager. Le cannabis médical peut apporter un soulagement pour certain.e.s ; mais les patients disent aussi qu’ils se sentent écoutés et bien accompagnés dans nos cliniques, et cela fait toute une différence.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La fibromyalgie est un exemple de problème de santé que nous voyons fréquemment dans nos cliniques et qui affecte les femmes de manière disproportionnée. Pendant longtemps, les patients vivant avec ce type de douleur chronique se sont fait dire que la douleur était dans leur tête. Aujourd&rsquo;hui, bien que cette condition soit mieux connue, elle nécessite un diagnostic d&rsquo;exclusion. Cela signifie que lorsque les médecins tentent de trouver le problème, il faut exclure d&rsquo;autres maladies ou conditions probables à l&rsquo;aide de nombreux tests et d&rsquo;imagerie médicale. Par conséquent, même lorsque leur douleur est reconnue (ce qui n’est pas toujours le cas &#8211; </span><a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1526590021000353?dgcid=raven_sd_aip_email"><span style="font-weight: 400;">article</span></a><span style="font-weight: 400;">), les patient.e.s doivent souvent attendre longtemps avant de recevoir leur diagnostic et ce, en endurant une douleur constante. Pour celles et ceux dont le diagnostic est établi, il existe quelques traitements médicaux, mais aucun n&rsquo;est efficace pour soulager tous les symptômes à la fois.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors que la fibromyalgie reste difficile à diagnostiquer et à traiter, il est important de se demander pourquoi cette situation persiste. Si nous traitions les hommes et les femmes équitablement dans les protocoles de recherche, et si nous investissions de la même manière dans la santé des femmes et des hommes, y aurait-il plus de progrès ? Si la douleur des femmes était traitée avec le même sérieux que celle des hommes, quel serait l&rsquo;état actuel du diagnostic et du traitement ?</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4658 size-full" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_fybromayalgia_International_Womens_Day.jpg" alt="Femme âgée souffrant de douleur chronique due à la fibromyalgie en consultation avec une professionnelle de la santé" width="1000" height="400" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_fybromayalgia_International_Womens_Day.jpg 1000w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_fybromayalgia_International_Womens_Day-300x120.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_fybromayalgia_International_Womens_Day-768x307.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_fybromayalgia_International_Womens_Day-479x192.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_fybromayalgia_International_Womens_Day-767x307.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_fybromayalgia_International_Womens_Day-570x228.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_fybromayalgia_International_Womens_Day-600x240.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Différences liées au sexe par rapport au cannabis médical :</span></span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la recherche sur le cannabis médical comme dans de nombreux autres domaines de la recherche clinique, on constate un manque d&rsquo;analyse liée au sexe et au genre dans les études. À l&rsquo;heure actuelle, nous savons à peine quelles différences liées au sexe peuvent exister pour ce qui est de l&rsquo;efficacité et des effets indésirables du cannabis médical.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Néanmoins, les résultats de recherches récentes montrent certaines différences en fonction du sexe des sujets:</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Les femmes sont plus susceptibles de prendre du cannabis à des fins médicales pour soulager l&rsquo;anxiété, les nausées, l&rsquo;anorexie, le syndrome du côlon irritable et les maux de tête que les hommes. (</span><a href="https://doi.org/10.1038/npp.2017.140"><span style="font-weight: 400;">article 1</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://www.liebertpub.com/doi/10.1089/jwh.2020.8437?url_ver=Z39.88-2003&amp;rfr_id=ori:rid:crossref.org&amp;rfr_dat=cr_pub%20%200pubmed"><span style="font-weight: 400;">article 2</span></a><span style="font-weight: 400;">)</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Alors que les hommes rapportent plus fréquemment inhaler le cannabis médical, les femmes ingèrent plus fréquemment des produits de cannabis médical (ce qui procure des effets plus durables, généralement préférés à des fins thérapeutiques). (</span><a href="https://doi.org/10.1038/npp.2017.140"><span style="font-weight: 400;">article</span></a><span style="font-weight: 400;">)</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Les femmes sont plus sensibles aux faibles doses de cannabis ; elles ressentent les mêmes effets aigus que les hommes malgré des concentrations plasmatiques de THC plus faibles. (</span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4947027/"><span style="font-weight: 400;">article 1</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s00213-019-05369-y"><span style="font-weight: 400;">article 2</span></a><span style="font-weight: 400;">)</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Les femmes sont plus susceptibles de ressentir de l&rsquo;anxiété ou de la nervosité, de la fébrilité et un accroissement subjectif du rythme cardiaque après la prise de THC comparé aux hommes (administration orale ou inhalée, dose allant de 5 à 25 mg de THC et en contrôlant pour le poids et la concentration sanguine). (</span><a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/adb.12968"><span style="font-weight: 400;">article</span></a><span style="font-weight: 400;">)</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">Une autre différence importante liée au sexe qui doit être prise en compte est le cycle menstruel. Un certain progrès a été réalisé pour comprendre comment la perception de la douleur varie en fonction du cycle menstruel. Selon une </span><a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30269411/"><span style="font-weight: 400;">étude italienne</span></a><span style="font-weight: 400;"> (ainsi que quelques études antérieures), la perception de la douleur est accrue durant la phase lutéale comparée à la phase folliculaire. Il serait extrêmement intéressant d&rsquo;étudier l&rsquo;impact du cycle menstruel sur la perception de la douleur chez les patientes utilisant du cannabis médical, étant donné que les œstrogènes interagissent directement avec le système endocannabinoïde en modulant l&rsquo;expression des récepteurs cannabinoïdes. (</span><a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7877067/"><span style="font-weight: 400;">article</span></a><span style="font-weight: 400;">) </span></p>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on peut faire </span>?</span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Malheureusement, en tant que personne s&rsquo;identifiant comme femme, il se peut que vous deviez défendre vos intérêts auprès de votre équipe soignante. Pour vous assurer que les différences liées au sexe sont prises en considération, la première chose à faire est de communiquer avec votre professionnel de la santé et de lui poser ce genre de question : demandez si tel traitement a été testé et analysé spécifiquement dans la population féminine ; demandez quel est le dosage adéquat pour une femme et s&rsquo;il existe des interactions médicamenteuses avec, par exemple, des contraceptifs hormonaux.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En tant que professionnel de la santé, il nous incombe de reconnaître le manque de connaissances lorsque nous travaillons avec différents groupes de patients, ainsi que de surveiller continuellement et de fournir des conseils pour tout traitement pouvant fonctionner différemment chez les femmes. Si cela fait déjà partie de votre pratique habituelle, envisagez de partager les informations concernant ces disparités avec vos collègues, car c’est l&rsquo;éducation continue, la défense des droits des patientes et la sensibilisation qui aideront vos patientes. L&rsquo;idéal serait qu&rsquo;une femme n&rsquo;ait pas à se battre pour adresser cet enjeu avec son professionnel de la santé, et qu’au contraire son professionnel de la santé travaille activement à améliorer les soins qui sont offerts aux patientes.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le cannabis médical est légalement disponible au Canada depuis 20 ans maintenant ; bien que les choses aient progressé, il reste encore du travail à accomplir. Comme nous l&rsquo;avons mentionné plus tôt, nous ne disposons pas d&rsquo;informations claires sur comment et pourquoi les femmes peuvent obtenir des résultats et des effets indésirables différents avec le cannabis médical. En tant que chercheurs, nous nous demandons si nous faisons le travail nécessaire pour faire progresser la santé des femmes, notamment en ce qui concerne le cannabis médical.</span></p>
<h2><strong><span style="color: #636466;">Représentation dans la médecine et la recherche en santé</span></strong></h2>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Les femmes en tant que pionnières du secteur du cannabis médical</span></span></h3>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4656 size-full" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_employees_International_Womens_Day.jpg" alt="Diverses femmes à des postes de direction dans le domaine des soins de santé et de la recherche sur le cannabis médical" width="1000" height="400" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_employees_International_Womens_Day.jpg 1000w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_employees_International_Womens_Day-300x120.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_employees_International_Womens_Day-768x307.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_employees_International_Womens_Day-479x192.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_employees_International_Womens_Day-767x307.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_employees_International_Womens_Day-570x228.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/Blog_employees_International_Womens_Day-600x240.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Nous sommes fermement convaincu.e.s que le changement se poursuivra en même temps que  l’engagement au fur et à mesure que la représentation des sexes dans la main-d&rsquo;œuvre s&rsquo;améliorera. Des avancées concrètes ont été réalisées au cours des dernières décennies, et désormais la majorité des organisations et des employé.e.s considèrent la diversité comme une priorité.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au Canada, </span><a href="https://www.catalyst.org/research/women-in-healthcare/"><span style="font-weight: 400;">des données récentes</span></a><span style="font-weight: 400;"> indiquent que les femmes constituent une grande majorité (78,7 %) des diplômés postsecondaires dans le domaine de la santé et les domaines connexes. En 2018, les femmes ont obtenu plus de la moitié (54,5 %) des doctorats en médecine au Canada. Il est prévu que la croissance de la représentation féminine dans le domaine de la santé se poursuive, avec un taux de croissance estimé à 33 % en 2030. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cela dit, la représentation féminine est essentielle dans les rôles de direction et d&rsquo;encadrement des secteurs de la santé et de la recherche. C’est ce qui, selon nous, contribuera le plus à changer ce système participant au maintien de biais ou préjugés sexistes dans la médecine et la recherche clinique. Ces dernières années ont vu une amélioration notable, mais les femmes, en particulier les femmes de couleur, sont toujours fortement sous-représentées. (</span><a href="https://www.mckinsey.com/industries/healthcare-systems-and-services/our-insights/women-in-the-healthcare-industry#:~:text=Over%2060%20percent%20of%20employees,percent%20of%20STEM%20graduates%201"><span style="font-weight: 400;">article</span></a><span style="font-weight: 400;">)</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4686 size-large" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/les-femmes-sont-mieu-representee-1024x605.jpg" alt="Meilleure représentation des femmes dans le domaine de la santé que dans les entreprises américaines" width="1024" height="605" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/les-femmes-sont-mieu-representee-1024x605.jpg 1024w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/les-femmes-sont-mieu-representee-300x177.jpg 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/les-femmes-sont-mieu-representee-768x454.jpg 768w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/les-femmes-sont-mieu-representee-1536x908.jpg 1536w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/les-femmes-sont-mieu-representee-479x283.jpg 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/les-femmes-sont-mieu-representee-767x453.jpg 767w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/les-femmes-sont-mieu-representee-570x337.jpg 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/les-femmes-sont-mieu-representee-600x355.jpg 600w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2021/03/les-femmes-sont-mieu-representee.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>Traduction libre à visée éducative. Titre original: Women are better represented in healthcare at all levels than in corporate America overall. Retrouvez le graphique original dans son <a href="https://www.mckinsey.com/industries/healthcare-systems-and-services/our-insights/women-in-the-healthcare-industry#:~:text=Over%2060%20percent%20of%20employees,percent%20of%20STEM%20graduates%201">article ici</a></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;Organisation mondiale de la santé propose quelques initiatives visant à combler les écarts de représentation entre les sexes ainsi que les écarts de rémunération bien documentés au sein du personnel du domaine de la santé à l’échelle mondiale. On peut les retrouver dans le document </span><a href="https://www.who.int/hrh/resources/global_strategy2030fr.pdf?ua=1"><span style="font-weight: 400;">Ressources humaines pour la santé : Stratégie mondiale à l’horizon 2030</span></a><span style="font-weight: 400;">, qui peut être téléchargé en français, en anglais, en chinois et en russe. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans l’industrie du cannabis médical, la prohibition historique du cannabis (ou marijuana) et la stigmatisation qui y est associée affectent à la fois les habitudes de consommation et les décisions professionnelles. En conséquence, l&rsquo;industrie florissante du cannabis est fortement dominée par les hommes, ce qui peut contribuer à l&rsquo;absence de programmes et d&rsquo;études consacrés aux expériences des femmes avec le cannabis. Certaines initiatives ont été lancées pour aborder la question de la diversité des sexes dans l&rsquo;industrie du cannabis, par exemple </span><a href="https://womenincannabis.study/"><span style="font-weight: 400;">cette étude visant à recueillir des données sur les expériences des femmes travaillant dans l&rsquo;industrie du cannabis</span></a><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La représentation est importante, et lorsque nos conseils d&rsquo;administration, nos cliniques et nos producteurs mettent à profit une main-d&rsquo;œuvre diversifiée, nous savons qu&rsquo;il est plus probable que la diversité soit prise en compte dans la planification, les programmes et les projets.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Santé Cannabis est fière d&rsquo;être une organisation dirigée par des femmes, où cinq de nos sept postes de directeurs et de cadres sont occupés par des femmes. Nous nous efforçons de reconnaître et de relever les défis de la représentation au sein de notre organisation et auprès de nos partenaires et collaborateurs provenant des domaines de la santé et de la recherche.</span></p>
<h2><strong><span style="color: #636466;">Sexe, genre et identité</span></strong></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis longtemps, la science a tendance à rendre ce qui est général la norme. Nous reconnaissons que ce texte a défini la santé des « femmes » et des « hommes » de manière très vague et qu&rsquo;il n&rsquo;aborde pas une représentation complète des genres et des sexes. Le genre est une construction sociale, alors que le sexe est biologique, et la langue française ne possède pas les termes qui permettraient d’exprimer pleinement toutes les différences et similitudes des personnes qui s&rsquo;identifient comme femmes ou comme individu non binaire. </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Le sexe implique un ensemble de marqueurs biologiques et l&rsquo;utilisation du terme « sexe féminin » inclut souvent, de façon implicite et sans s&rsquo;y limiter, les chromosomes, l&rsquo;expression génétique, l&rsquo;anatomie reproductive et les hormones.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Le genre représente l&rsquo;identité propre d&rsquo;une personne et est ouvert à un large éventail d&rsquo;expressions, de comportements, de rôles et d&rsquo;identités. Le rôle associé au genre dans la société influence les attentes, les expériences, la perception de soi ainsi que la répartition des ressources. </span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">Le sexe et le genre d&rsquo;une personne ne sont pas nécessairement liés. (</span><a href="https://cihr-irsc.gc.ca/f/48642.html"><span style="font-weight: 400;">référence</span></a><span style="font-weight: 400;">)</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2021, Santé Cannabis s&rsquo;engage à explorer davantage et à écrire sur ces sujets, tant du point de vue médical que de la santé publique.</span></p>
<h2><span style="color: #636466;">#ChooseToChallenge:</span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Pendant longtemps, les cliniques Santé Cannabis ne consignaient que le sexe des patients (tel qu&rsquo;attribué par le numéro d&rsquo;assurance-maladie du Québec), mais les modifications apportées au protocole de recherche permettent maintenant de recueillir également l&rsquo;identité de genre des patients. Une étape à la fois, nous nous efforçons d&rsquo;améliorer les connaissances collectives sur les traitements au cannabis médical en perfectionnant continuellement le processus de collecte de données.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En juin 2021, Santé Cannabis organisera deux ateliers, l’un en français et l’autre en anglais, afin d&rsquo;aider notre personnel à mieux comprendre la complexité et l&rsquo;importance du genre dans le milieu de travail. L&rsquo;un des résultats de cette formation sera d&rsquo;assurer l’utilisation d’un langage inclusif relativement au sexe et au genre. Particulièrement, nous mettrons l&rsquo;accent sur la création d&rsquo;un espace dans lequel les patients qui accèdent aux soins de santé se sentent à l’aise et ce, en utilisant un langage neutre ainsi qu’en évitant tout malentendu pouvant conduire à des erreurs médicales ou à des préjudices potentiels.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Nous cherchons à être inclusifs pour chaque personne qui visite notre clinique, en tant que patient, comme partenaire ou comme membre du personnel et c&rsquo;est pourquoi investir dans la formation sur la diversité est une priorité. Le programme de formation des employés de Santé Cannabis ajoutera différents sujets sur la diversité et l&rsquo;inclusion tout au long de l&rsquo;année 2021. Cet investissement dans la formation sur la diversité est fondamental pour le service que nous offrons à nos patients et la façon dont nous interagissons entre collègues.</span></p>
<h2><span style="color: #636466;">Conclusion:</span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Il est clair qu&rsquo;il existe un écart important dans le domaine de la santé entre les hommes et les femmes, même en 2021. La recherche n&rsquo;est pas toujours conçue pour prendre en compte les différences d’expression de problèmes de santé et les différents résultats suite aux traitements pour les hommes et les femmes ; ceci signifie que dans la pratique clinique, les hommes et les femmes peuvent ne pas recevoir la même qualité de soins, car les plans de traitement peuvent être créés sans tenir compte des caractéristiques biologiques propres aux femmes. Alors que plus de la moitié de nos patients sont des femmes, nous n&rsquo;avons pas encore une compréhension détaillée de la façon dont les effets du cannabis diffèrent entre les hommes et les femmes. Enfin, les femmes font de grandes avancées dans le domaine de la santé, mais dans les postes de direction, ces dernières sont encore loin derrière leurs homologues masculins.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il nous reste du travail à faire.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La bonne nouvelle, c&rsquo;est que le travail a commencé. En sensibilisant les gens à ces questions, nous contribuerons à les surmonter, en particulier si vous êtes un ou une professionnel de la santé, chercheur ou chercheuse, patient ou patiente. L&rsquo;amélioration de notre collecte de données et la formation de notre équipe pour la rendre plus consciente et inclusive sont quelques actions parmi tant d’autres qui feront la différence. Notre équipe de direction majoritairement féminine ainsi que les idées créatives et inclusives qu&rsquo;elle développe en permanence font notre fierté. </span></p>
<p><em><strong><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Et vous, comment choisirez-vous de vous mettre au défi pour contribuer à construire un monde plus inclusif ?</span></span></strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Auteurs : Charlotte Bastin, Eva McMillan</em></p>
<p><a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/" rel="license"><img decoding="async" style="border-width: 0;" src="https://i.creativecommons.org/l/by/4.0/88x31.png" alt="Licence Creative Commons" /></a><br />
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/" rel="license">Licence Creative Commons Attribution 4.0 International</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Toxicomanie : Traitement des symptômes de sevrage à l&#039;aide du cannabis médical</title>
		<link>https://www.santecannabis.ca/toxicomanie-cannabis-medical/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Erin Prosk]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2020 22:07:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.santecannabis.ca/?p=3524</guid>

					<description><![CDATA[L&#8217;utilisation du cannabis médical pour traiter &#8230; le trouble de consommation de cannabis ? Bien que le concept semble contre-intuitif, la recherche préclinique et les&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;utilisation du cannabis médical pour traiter &#8230; le trouble de consommation de cannabis ? Bien que le concept semble contre-intuitif, la recherche préclinique et les résultats d&rsquo;essais cliniques suggèrent que cibler le système endocannabinoïde pourrait en fait être une stratégie thérapeutique viable pour traiter la toxicomanie, y compris le trouble de consommation de cannabis.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La toxicomanie est définie comme des habitudes de consommation de substances problématiques qui entraînent des perturbations et de la détresse. Selon une </span><a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/82-624-x/2013001/article/11855-eng.htm"><span style="font-weight: 400;">étude de 2012</span></a><span style="font-weight: 400;">, plus de 21 % des Canadiens répondent aux critères d&rsquo;un trouble lié à la consommation de substance à un moment donné de leur vie.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;alcool (18 %) et le tabac (16 %) sont les deux troubles de consommation les plus fréquents chez les Canadiens, tandis que près de 7 % des Canadiens abuseraient du cannabis ou auraient développé une dépendance à cette substance. Les opioïdes, quant à eux, étaient responsables de plus de 25 % de tous les décès par surdose de drogue dans le monde en 2017. Plus de 9 000 personnes sont mortes d&rsquo;une overdose d&rsquo;opioïdes au Canada depuis 2016. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">S&rsquo;il est important de rester prudent quant aux risques de troubles de consommation de cannabis dans cette population de patients, des plans de traitement à base de cannabis médical soigneusement élaborés et étroitement surveillés peuvent être une option pour ceux qui luttent pour résister au besoin de consommer et qui souffrent d’autres symptômes de sevrage. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;"><b>TOXICOMANIE ET SYSTÈME ENDOCANNABINOÏDE : CBD &amp; THC</b></span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Le rôle du récepteur cannabinoïde CB1 dans la modulation de l&rsquo;activité de la dopamine est à la base de l&rsquo;utilisation du cannabis médical comme option de traitement possible des troubles de consommation de substances.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le système endocannabinoïde, par l&rsquo;activité directe du CB1R, module et est modulé par l&rsquo;activité mésolimbique de la dopamine. On pense donc que la perturbation de la signalisation des endocannabinoïdes pourrait s&rsquo;avérer efficace dans le traitement des troubles de consommation de substances. (Chye et al. 2019)</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les études précliniques et cliniques indiquent que le CBD a le potentiel d&rsquo;aider à soulager les symptômes de sevrage comme les convulsions, ainsi qu&rsquo;à réduire les envies de consommer et la consommation de drogue. Les études ont révélé que le CBD peut également atténuer la dévaluation impulsive des récompenses différées, ce qui peut contribuer à diminuer les risques de rechute chez les consommateurs de substances qui sont déjà en rémission. </span><span style="font-weight: 400;">(Chye et al. 2019)</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans un bref article du journal Neuropsychopharmacology,<a href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6235887/"> Friedbert Weiss et Gustavo Gonzalez-Cuevas</a> suggèrent que le CBD pourrait également être un traitement avantageux pour la toxicomanie en raison de son efficacité avec de multiples substances, dont la cocaïne, les opioïdes, le cannabis et l&rsquo;alcool.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon Weiss et Gonzalez, comme l’abus d&rsquo;opioïdes et de cocaïne avec l&rsquo;alcool est courant, les actions anti-rechute du CBD rapportés dans trois grandes classes de drogues consommées renforcent le potentiel de traitement de ce phytocannabinoïde. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Comme le CBD présente un faible potentiel d&rsquo;abus, il peut constituer une option intéressante pour les patients qui pourraient présenter un risque modéré de développer un trouble de la consommation de cannabis.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le THC est également prometteur dans le traitement de la toxicomanie, en particulier pour le traitement des troubles liés à l&rsquo;utilisation d&rsquo;opioïdes.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><a href="https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fphar.2016.00187/full">Les preuves précliniques</a> suggèrent que l&rsquo;utilisation de produits pharmacologiques à base de THC comme le nabiximols et le dronabinol pourrait contribuer à atténuer la gravité d&rsquo;un sevrage précipité des opioïdes. Les chercheurs pensent que le mécanisme de ce processus pourrait être le résultat d&rsquo;agonistes cannabinoïdes comme le THC modulant la signalisation des opioïdes dans les cellules noradrénergiques des voies coeruleo-corticales.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;"><b>NOTRE EXPÉRIENCE CLINIQUE </b></span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Les deux méthodes d&rsquo;administration les plus courantes dans les essais cliniques pour la toxicomanie étaient l&rsquo;administration orale d&rsquo;huile de CBD, de capsules de dronabinol ou de nabilone et de sprays oromucosaux comme le nabiximols.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Inversement, l&rsquo;expérience clinique de Santé Cannabis préfère l&rsquo;utilisation d&rsquo;huiles ingérables et de nabilone aux nabiximols ou au dronabinol (celui-ci n&rsquo;étant pas disponible au Canada). </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour ce qui est du CBD, les patients de Santé Cannabis ont tendance à se faire prescrire des doses nettement inférieures à la dose type identifiée dans les essais cliniques publiés. Par exemple, la plupart des essais cliniques ont utilisé des doses de plus de 100 mg de CBD, mais la plupart des patients à Santé Cannabis prennent des doses quotidiennes inférieures à 100 mg de CBD. Les produits riches en CBD sont chers, c&rsquo;est pourquoi la dose quotidienne de CBD n&rsquo;est pas augmentée au-delà de 100 mg s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de bénéfice et si le patient ne peut pas se le permettre.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les doses de nabilone dans les études de recherche clinique allaient de 6 à 8 mg/jour, alors que la dose maximale de nabilone prescrite à Santé Cannabis était de 6 mg par jour.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les approches de traitement de la toxicomanie ont cherché à lever les tabous concernant la dépendance et l&rsquo;addiction, et à privilégier des interventions telles que la thérapie comportementale et les traitements pharmacologiques.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #00b8ad; font-weight: 400;"><b>CBD, TOXICOMANIE ET VOTRE PRATIQUE</b></span></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Chez Santé Cannabis, nous travaillons aux côtés des patients pour les aider à atteindre les résultats de santé souhaités, notamment en évaluant si le cannabis médical est un médicament approprié et en s&rsquo;assurant qu&rsquo;ils reçoivent le bon dosage. Nous avons élaboré des instructions de dosage et des tableaux de titrage, que nous adaptons pour chaque patient en nous appuyant sur nos années d&rsquo;expérience tout en tenant compte des résultats de recherches récentes. </span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-3516" src="//www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2020/08/Mail_Sticker_EM-02-1-300x66.png" alt="" width="850" height="187" srcset="https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2020/08/Mail_Sticker_EM-02-1-300x66.png 300w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2020/08/Mail_Sticker_EM-02-1-479x105.png 479w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2020/08/Mail_Sticker_EM-02-1-570x124.png 570w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2020/08/Mail_Sticker_EM-02-1-600x131.png 600w, https://www.santecannabis.ca/wp-content/uploads/2020/08/Mail_Sticker_EM-02-1.png 664w" sizes="auto, (max-width: 850px) 100vw, 850px" /></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Vous souhaitez en savoir plus sur le CBD et le dosage adéquat pour vos patients, mais vous ne savez pas trop par où commencer, entre autres pendant la COVID-19 ? Nous offrons un programme de formation pour les médecins du Québec disponible en ligne, gratuit, et qui comprend des modules d&rsquo;apprentissage, des webinaires et des préceptorats virtuels. Les médecins inscrits ont également accès à notre ligne d&rsquo;assistance en appelant directement notre équipe d&rsquo;infirmières compétentes. </span></p>
<p><a href="https://www.santecannabis.ca/contrat-formation/"><span style="font-weight: 400;">Vous pouvez vous inscrire ici </span></a></p>
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		<title>La COVID-19 et ses impacts sur la recherche clinique</title>
		<link>https://www.santecannabis.ca/covid-19_impacts_recherche_clinique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Erin Prosk]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 22:03:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
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					<description><![CDATA[La COVID-19 a présenté des défis imprévus aux chercheurs de toutes les disciplines, dans toutes les phases et pour tous les types de recherche. Cependant,&#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">La COVID-19 a présenté des défis imprévus aux chercheurs de toutes les disciplines, </span><span style="font-weight: 400;">dans toutes les phases et pour tous les types de recherche. Cependant, la pandémie </span><span style="font-weight: 400;">a également fait naître des innovations, des collaborations et des opportunités sans </span><span style="font-weight: 400;">précédent que nous sommes impatients d’explorer en réunissant les chefs de file </span><span style="font-weight: 400;">du domaine du cannabis médical. Nous aborderons les mêmes thèmes que ceux </span><span style="font-weight: 400;">initialement prévus pour notre forum du printemps, mais à travers la lentille de </span><span style="font-weight: 400;">la COVID-19.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À Santé Cannabis, nous avons remarqué que la pandémie de COVID-19 a considérablement affecté la façon dont le milieu doit travailler et faire de la recherche clinique. Au cours des derniers mois, les organismes de recherche contractuels (ORC), les chercheurs et les promoteurs ont rapidement pris des mesures de distanciation sociale sans précédent et intégré le risque d&rsquo;exposition au virus dans le fonctionnement quotidien des essais cliniques. Face aux nouveaux risques, certains ont décidé d&rsquo;arrêter, de suspendre ou d&rsquo;interrompre le recrutement et les visites d&rsquo;études. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En réponse à un nombre important de questions, les autorités réglementaires ont récemment présenté des documents d&rsquo;orientation sur la manière de poursuivre la recherche pendant la période de COVID. Pour se conformer aux mesures de distanciation sociale, Santé Canada, par exemple, conseille d&rsquo;utiliser des signatures électroniques, de mettre en œuvre des stratégies de surveillance à distance, d&rsquo;utiliser des méthodes à distance pour obtenir le consentement, d&rsquo;utiliser la télémédecine pour l&rsquo;évaluation de la sécurité et de l&rsquo;efficacité, et d&rsquo;expédier le produit expérimental directement aux sujets de recherche, tout cela en fonction du contexte et de la faisabilité. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;US-FDA est allée plus loin et a précisé l&rsquo;utilisation d&rsquo;autres lieux pour les évaluations (comme des cliniques ou des laboratoires spécialisés qui présenteraient un risque d&rsquo;exposition au virus plus faible que les hôpitaux), le report de l&rsquo;évaluation des résultats tout en prolongeant le traitement avec le produit expérimental, l&rsquo;ajout de procédures de dépistage COVID-19 pour la sécurité du personnel et des participants, ou même l&rsquo;ajout de paramètres liés à la COVID-19 s&rsquo;il y a une justification valable. Les deux autorités ont souligné que le respect des bonnes pratiques cliniques reste primordial ; tous les changements de protocole doivent être documentés et l&rsquo;autorité réglementaire doit être tenue au courant par le biais des procédures applicables. En outre, il est conseillé aux promoteurs et aux ORC de consulter leur comité d&rsquo;éthique de la recherche pour toute action susceptible de mettre en danger les participants à la recherche. Vous pouvez trouver les documents d&rsquo;orientation complets </span><a href="https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/medicaments/annonces/gestion-essai-clinique-pendant-pandemie-covid-19.html"><span style="font-weight: 400;">ici</span></a><span style="font-weight: 400;"> et </span><a href="https://www.fda.gov/regulatory-information/search-fda-guidance-documents/fda-guidance-conduct-clinical-trials-medical-products-during-covid-19-public-health-emergency"><span style="font-weight: 400;">ici</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À mesure que de nouvelles éclosions apparaissent et s&rsquo;atténuent, les mesures de distanciation sociale peuvent être de rigueur et délaissées à nouveau. Chez Santé Cannabis, nous discutons actuellement de l&rsquo;ajout d&rsquo;une clause de force majeure/pandémie dans nos protocoles de recherche. Cette clause serait déclenchée par des mesures de distanciation sociale imposées par le gouvernement et changerait automatiquement la manière dont les données sont collectées, en adoptant un grand nombre des actions mentionnées ci-dessus. L&rsquo;anticipation de cette clause est le moyen le plus logique d&rsquo;éviter des retards dans les études cliniques importantes. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Santé Cannabis poursuit ses services cliniques via télémédecine ainsi que ses projets de recherche pendant la période actuelle. Nos services d’ORC vont de la consultation d&rsquo;experts à l&rsquo;appui réglementaire, en passant par l&rsquo;analyse des données et du marché, l&rsquo;élaboration de protocoles, le recrutement de patients et la publication. Si vous souhaitez collaborer avec nous, vous pouvez en <a href="https://www.santecannabis.ca/recherche/partenaire-clinique/">savoir plus ici</a> ou <a href="mailto:recherche@santecannabis.ca">nous contacter </a></span></p>
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